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L’administration du restaurant granbyen a été frappée mardi dernier d’une injonction lui interdisant notamment de vendre des boissons alcoolisées sur place, mais lui ordonnant aussi de se conformer aux nombreuses exigences imposées aux franchises de la chaîne.
L’administration du restaurant granbyen a été frappée mardi dernier d’une injonction lui interdisant notamment de vendre des boissons alcoolisées sur place, mais lui ordonnant aussi de se conformer aux nombreuses exigences imposées aux franchises de la chaîne.

Revers en cour pour La Casa Grecque de Granby

Marie-Ève Martel
Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est
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Le copropriétaire de La Casa Grecque de Granby a été rappelé à l’ordre par la Cour supérieure, la semaine dernière. L’administration du restaurant granbyen a été frappée mardi dernier d’une injonction lui interdisant notamment de vendre des boissons alcoolisées sur place, mais lui ordonnant aussi de se conformer aux nombreuses exigences imposées aux franchises de la chaîne.

La succursale était poursuivie par la maison mère, propriété du groupe MTY depuis décembre 2018, pour non-respect des conditions de franchise.

Parmi celles-ci, le restaurant de la rue Principale s’était mis à vendre de l’alcool sur place, au printemps 2020, et a également effectué de la promotion à cet effet, et ce, bien que le modèle d’affaires de La Casa Grecque ait toujours été une formule «apportez votre vin».

Si le franchisé Nick Rothos faisait valoir que cette initiative était une façon de contrer les répercussions de la pandémie, le propriétaire de la chaîne estimait que cette façon de faire allait nuire à l’image de l’entreprise, dont la renommée est intimement liée à la possibilité pour les clients d’apporter leurs boissons.

Lors des audiences sur l’affaire, début juin, La Casa Grecque a d’ailleurs fourni le témoignage d’autres franchisés qui ont dû composer avec la confusion de leur propre clientèle après qu’il fut connu que Granby faisait bande à part.

Le restaurant dispose d’une période de grâce de trois mois pour écouler ce qui lui reste de boissons alcoolisées et en cesser définitivement la vente, peut-on lire dans le jugement dont La Voix de l’Est a obtenu copie.

Carte blanche

En défense, M. Rothos alléguait avoir une entente verbale avec les anciens propriétaires de la chaîne qui lui octroyait de nombreuses libertés dans l’administration de sa franchise.

De son côté, la branche corporative de La Casa Grecque niait avoir donné carte blanche à la succursale granbyenne et a plutôt fait valoir qu’il n’y avait jamais eu d’entente écrite formelle entre le franchisé et la maison mère, mais que le respect des normes et des exigences de la part des succursales, le tout pour entretenir l’image de marque de l’entreprise et assurer une certaine uniformité d’un établissement à l’autre, était entendu verbalement entre les deux parties.

En ne s’y conformant pas, M. Rothos a causé un préjudice à la chaîne tout entière, a-t-on plaidé. Pondérant les témoignages contradictoires, le juge Jeffrey Edwards a penché du côté du groupe MYT.

Série de conditions

Outre de cesser la vente de boissons alcoolisées, La Casa Grecque de Granby s’est vu imposer une série de conditions par le jugement rendu le 13 juillet. Essentiellement, la Cour exige du restaurateur qu’il se conforme aux demandes de MYT en ce qui a trait aux responsabilités des franchisés.

Ce faisant, la succursale devra fournir, sur une base régulière, ses rapports de vente. Elle devra aussi verser un montant équivalent à 2% de ses ventes au siège social afin de contribuer à l’effort promotionnel du groupe, faire affaire avec les fournisseurs approuvés par la chaîne et offrir un menu dont les items et les prix sont approuvés par la maison mère.

Une trentaine de restaurants sont franchisés sous la bannière La Casa Grecque au Québec.