Le président fondateur de l’entreprise, André Beaulieu Blanchette accompagnée de Julie Daigle, directrice du développement des affaires dAG-Bio Centre.

Repenser le traitement des eaux contaminées

Après avoir prouvé l’efficacité de son procédé de traitement du lisier de porc dans une porcherie privée, Solugen commence sa période de précommercialisation en lançant sa vitrine technologique pour montrer au monde entier son usine révolutionnaire de traitement des eaux contaminées.

Seulement pour le marché québécois, la technologie de Solugen pourrait générer un chiffre d’affaires annuel de 500 millions $.

Avec des percées dans le marché canadien, en Amérique, en Europe et en Chine, les revenus sont estimés à des milliards de dollars.

Non seulement la technologie de Solugen pourra révolutionner l’industrie du porc, assure le président fondateur de l’entreprise, André Beaulieu Blanchette, ses procédés brevetés pourraient révolutionner les problèmes de traitements des eaux dans l’industrie minière et toutes celles aux prises avec des eaux fortement contaminées.

Le projet qui servira de vitrine technologique sera aménagé dans la municipalité de Longue-Rive sur la Côte-Nord, à mi-chemin entre Les Escoumins et Forestville.

Il s’agit d’un projet de 65 millions $ qui comprend la construction de cinq maternités comptant chacune 2400 truies et les équipements de traitement des eaux.

Fini l’épandage

«Plus besoin de fosse à lisier, et encore moins de milliers d’acres pour l’épandre, souligne M. Beaulieu Blanchette. Notre système récupère tout en continu à partir de la porcherie. Nous récupérons 84 % de l’eau pure qui servira dans la porcherie. Le 16 % restant est composé d’engrais liquide qui est récupéré pour être transformé et les résidus secs pouvant servir à la biométhanisation.»

Puisque le procédé n’entraine ni odeur et aucun épandage dans la nature, le projet a été applaudi par le comité des citoyens de Longue-Rive, soutient M. Beaulieu Blanchette. Le système, ose-t-il permet d’obtenir l’acceptabilité sociale avec l’élimination des irritants, continue-t-il. Mieux encore, cela permettra l’embauche des gens de la région alors que le taux de chômage est dans les 20 %.

Le projet amènerait aussi d’autres changements et d’autres constructions, car les porcelets doivent aller à l’engraissement avant de passer à l’abattoir. Comme le système Solugen traite tout à l’interne et que l’engraissement des porcs doit se faire à une distance raisonnable d’un abattoir, les investissements par les grandes entreprises de l’industrie porcine pourraient se réaliser assez rapidement pendant cette phase de précommercialisation.

Déjà une expansion en vue

«Avec mes partenaires financiers et les actionnaires, nous envisageons déjà des possibilités d’expansion de marché. Reste à savoir vers quelles régions se diriger. Nous avons des intéressés en Afrique du Sud, en Allemagne et en Chine en plus des grands producteurs porcins du Canada»

Pour développer davantage son entreprise, André Beaulieu Blanchette a bénéficié des services de l’incubateur d’entreprises AG-Bio Centre de Lévis.

«Nous lui avons offert tout l’encadrement et les ressources nécessaires pour son développement des affaires», assure Julie Daigle, directrice du développement des affaires dAG-Bio Centre.

«C’est d’ailleurs à AG-Bio Centre que j’ai trouvé deux partenaires financiers devenus actionnaires, ajoute M. Beaulieu Blanchette en mentionnant les noms de Laurent Brochu, ancien dirigeant de Salaison Brochu, et de Guy Roy, ancien vice-président de la RBC.