Recyclage Vanier: promouvoir l’économie circulaire [VIDÉO]

Recyclage Vanier lance la certification Éco partenaire. L’entreprise de déchiquetage de documents confidentiels espère de cette façon promouvoir l’économie circulaire et réaffirmer son engagement envers le développement durable.

Pas question de s’approprier cette certification à des fins publicitaires, selon le directeur général de Recyclage Vanier. «Ce serait avec grand plaisir» que l’entreprise pourrait la partager avec d’autres organisations qui prônent les mêmes valeurs, explique Charles Demers, dans l’esprit du bien commun et de l’intérêt collectif.

«C’est une façon d’illustrer l’économie circulaire dans une boucle fermée», dit-il. Après avoir ramené des documents sensibles à détruire à ses installations, l’entreprise les déchiquète et en fait des ballots compacts pouvant peser entre 500 kilogrammes et une tonne, qui sont ensuite achetés par Sustana, dont l’usine de Lévis s’occupe d’en faire de la pâte. Celle-ci est nettoyée et remise dans une forme solide avant d’être transformée en nouvelles feuilles de papier recyclé à l’usine Rolland de Saint-Jérôme. Ce papier est retourné aux clients de Recyclage Vanier.

Favoriser le développement durable

Pour Richard Laramée, les compagnies ont de plus en plus avantage à s’afficher comme favorisant le développement durable. «On a des valeurs environnementales, par exemple, on recircule notre eau, on a des empreintes environnementales qui sont extrêmement faibles. C’est des genres de choses qu’on a avantage à laisser voir», affirme le directeur général de Sustana-Fibres Breakey.

Étant une entreprise d’insertion, Recyclage Vanier emploie des personnes pour les accompagner à intégrer le milieu du travail. «L’entreprise se sert de ce médium-là pour faire apprendre des tâches de travail à des personnes qui sont en parcours d’insertion, qui vont réintégrer le marché du travail. Donc c’est une économie circulaire à double tour, dans le sens où on crée aussi de la main-d’œuvre, d’une certaine manière, pour des entreprises de la région», poursuit M. Demers.

Décroissance

Avec l’arrivée des nouvelles technologies et la progression fulgurante de la place du numérique dans le quotidien, Charles Demers et Richard Laramée ne se défilent pas. Ils savent que le marché du papier est en décroissance.

«Tôt ou tard, c’est sûr qu’il y a une baisse significative. C’est un mouvement qu’on ne pourra pas arrêter, reconnaît M. Laramée. Le papier fin, c’est un marché d’à peu près 2 à 3 % de décroissance par année.» L’arrivée d’Internet rend l’information disponible dans un format numérique, mais le développement durable prend davantage de place et la demande en produits recyclés devient de plus en plus grande, poursuit-il, en notant que la décroissance du papier journal est beaucoup plus importante que celle du papier fin.

Pour Recyclage Vanier, même si ses clients consomment moins de papier pour les documents sensibles, on affirme que chaque papier rebut est maintenant considéré comme confidentiel, donc on ne note pas de diminution marquée.

Cependant, les deux hommes assurent qu’il ne faut pas «se sentir mal» d’utiliser le papier, sans toutefois inciter au gaspillage. D’après eux, de savoir que le papier a une vie après avoir été jeté ne devrait pas décourager les gens d’en utiliser.