L'homme derrière RaySecur, Éric Giroux

RaySecur: un 30e rejeton pour l'INO

L'Institut national d'optique (INO) donne naissance à une 30e entreprise.
Le nouveau-né s'appelle RaySecur et grandira à Québec.
L'entreprise utilise un système d'imagerie - une camera térahertz - permettant de scruter minutieusement le contenant d'un colis pour déterminer s'il cache des poudres et des liquides qui peuvent être utilisés pour faire des menaces ou pour commettre des actions d'intimidation ou des attaques terroristes.
L'homme derrière RaySecur s'appelle Éric Giroux. Il était entrepreneur en résidence à l'INO, un programme développé par l'institut de recherche et la Ville de Québec en collaboration avec le réseau d'investisseurs Anges Québec.
Plutôt que de fournir des images statiques comme le font les appareils à rayons X, la trouvaille «révolutionnaire» développée dans les laboratoires de l'INO propose des images vidéo en temps réel. Sur l'écran, le préposé à la sécurité voit les liquides et les poudres bouger dans les lettres et les colis.
«Les rayons X fonctionnent bien pour inspecter de gros colis, mais leurs radiations sont trop fortes pour détecter la poudre dans une lettre, contrairement au térahertz», explique M. Giroux en soulignant que sa découverte constituait une solution «simple et financièrement abordable» pour se protéger contre les attaques par lettres piégées.
«Facile à utiliser, l'appareil est compact et peut aisément être placé sur un bureau. Nous avons mis beaucoup d'emphase sur la facilité d'utilisation de l'appareil, car la technologie doit être un atout pour l'utilisateur et non un obstacle», signale Éric Giroux.
En entrevue au Soleil en mars dernier, il indiquait que les premiers marchés visés par son entreprise étaient les édifices gouvernementaux, les palais de justice et les postes de police.
Depuis 27 ans, l'INO a donc essaimé 30 entreprises, dont Leddar Tech, Opsens, Optel Vision, Optosecurity et TeraXion. Ainsi, plus de 1000 emplois ont été créés.