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La semaine sera ponctuée d’interventions, dont celle de François Reeves, cardiologue d’intervention, qui établira le lien entre les bienfaits d’une économie verte et la santé.
La semaine sera ponctuée d’interventions, dont celle de François Reeves, cardiologue d’intervention, qui établira le lien entre les bienfaits d’une économie verte et la santé.

Quinze actions essentielles pour une relance verte après la pandémie

Érika Bisaillon
Érika Bisaillon
Le Soleil
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Comment relancer l’économie québécoise au sortir de la crise de la COVID-19 tout en luttant contre les changements climatiques? Des dizaines d’intervenants partageront leurs vues dans le cadre de la première édition de la Semaine de l’économie verte.

Au menu, 15 actions jugées essentielles à la transformation positive de l’économie québécoise. La Banque mondiale et l’Organisation des Nations unies appellent les gouvernements à profiter de la sortie de la crise sanitaire et du redémarrage de l’économie mondiale pour effectuer une relance de la lutte contre les changements climatiques en réduisant l’empreinte environnementale et en protégeant des ressources naturelles.

C’est dans cet esprit qu’Écotech Québec, une OBNL qui représente les industries des technologies propres, lance la Semaine de l’économie verte, qui offrira, du 17 au 21 mai, plus de 25 activités virtuelles organisées par une multitude d’organisations militant pour une économie plus verte au Québec.

La semaine sera ponctuée d’interventions, dont celle de François Reeves, cardiologue d’intervention, qui établira le lien entre les bienfaits d’une économie verte et la santé.

Livre blanc pour une relance verte

Écotech Québec a saisi l’occasion pour lancer son Livre blanc pour une relance verte qui propose 15 actions afin de «favoriser le déploiement des technologies propres au Québec et à l’international». Le contenu du livre sera d’ailleurs discuté lors de la Semaine.

«Nous avons consulté bon nombre d’intervenants, afin de cerner comment procéder à la relance économique la plus prospère», indique Denis Leclerc, président et chef de la direction chez Écotech Québec depuis sa fondation en 2009. Nous avions une sélection colossale d’initiatives et avons sélectionné les 15 actions les plus réalistes et réalisables.»

Réalistes par rapport à l’adaptation des programmes existants pour accélérer le déploiement des innovations, et réalisables vis-à-vis la réorientation de budgets déjà existants dans le contexte financier actuel du Québec, souligne-t-il.

Ces initiatives visent notamment à «utiliser l’argent public comme levier pour attirer des capitaux privés, afin de faire des promesses structurelles», note Denis Leclerc. Il cite l’exemple de la Société de financement et d’accompagnement en performance énergétique, la SOFIAC, le premier programme de financement mixte au Canada.

Écotech Québec propose aussi d’utiliser les sociétés d’État comme des bancs d’essai, de véritables «vitrines technologiques, afin de mieux promouvoir les innovations d’ici.» L’organisme suggère aussi une mesure fiscale qui prévoit un amortissement accéléré et une déduction de la dépense aux entreprises qui se munissent d’équipements de technologies propres, afin de viser un meilleur retour sur l’investissement.

Écotech Québec estime que le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques doit servir de coordonnateur aux actions gouvernementales, afin de miser sur une meilleure efficacité opérationnelle, tout en réduisant l’impact climatique.

Écotech Québec

«On se fait appeler le Tinder de l’économie verte», lance à la blague Denis Leclerc.

Écotech Québec a le mandat d’influencer les décideurs publics et privés pour que les conditions soient les plus propices dans la province pour le développement technologique, le financement des projets et des entreprises en technologies propres ainsi que la commercialisation des innovations.

«Il faut restimuler l’écosystème de l’innovation au Québec et remobiliser les acteurs, comme la population. On a une opportunité à l’approche du déconfinement», estime Denis Leclerc.

Plusieurs collaborateurs issus de diverses régions du Québec seront rassemblés dans le cadre de cette première programmation, dont: le Centre de recherche sur les matériaux avancés de l’Université Laval (CERMA), le Centre de Transfert technologique en Écologie Industrielle (CTTÉI), Ecofuel, Fonds Ecoleader, Groupé, IVÉO, le Pôle des technologies propres de la Gaspésie, Québec Net Positif, Réseau Environnement, ainsi que Zone Agtech.

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EN BREF

Les technologies propres, c’est quoi? 

Il s’agit de tout processus, produit ou service qui permet d’améliorer son efficacité, tout en diminuant ses impacts environnementaux. Autrement dit, les technologies propres permettent de diminuer l’utilisation des matières premières et des matériaux, de réduire les émissions polluantes et de gaz à effet de serre (GES), de réduire la consommation d’énergie, voire de produire de l’énergie propre ou renouvelable, et de restreindre les problèmes d’élimination des matières résiduelles.

Et l’économie verte?

Il s’agit, selon la définition du Programme des Nations unies pour l’environnement, d’une économie qui améliore l’équité sociale, tout en réduisant de manière significative les risques environnementaux et la pénurie de ressources. En d’autres mots, l’économie verte doit être adaptée au contexte local, aux priorités nationales et aux ressources disponibles. Elle est généralement faible en carbone et implique une utilisation songée des ressources limitées.