Cyane Tremblay et Sophie Grenier-Héroux tournent la page sur La folle fourchette, la boutique d’art culinaire ouverte en 2013 (photo) sur la 3e Avenue, dans Limoilou.

Quelques semaines avant la fermeture de La folle fourchette

La folle fourchette fermera ses portes à la fin du mois de janvier. Les propriétaires espéraient trouver un repreneur pour la boutique du quartier Limoilou consacrée à l’art de la table, mais elles devront finalement tourner la page.

Sophie Grenier-Héroux et Cyane Tremblay ont fondé La folle fourchette il y a plus de six ans. En plus d’une boutique faisant découvrir les artisans québécois, l’endroit offrait aussi des ateliers de cuisine. 

«C’était un projet aimé, viable, avec de belles retombées et les gens aimaient ce qu’on proposait… Tout ça nous donne le goût de nous lancer dans d’autres projets», confie Mme Grenier-Héroux, en entrevue avec Le Soleil.

Les affaires allaient bien. L’envie de vivre d’autres aventures a fait pencher la balance pour les entrepreneures. D’abord, elles voulaient léguer leur projet, le laisser aux mains d’autres personnes.

«On n’a pas trouvé de gens pour reprendre le concept tel quel. C’est vraiment dommage, mais c’est peut-être une bonne chose après réflexion. Ce projet est tellement associé à nous que c’est une bonne chose que ça se clôt avec notre départ.»

Les deux femmes ont informé leurs fidèles clients de la fermeture par une publication Facebook le 1er janvier dernier.

Décision «mûrie et analysée»

«Une décision longuement mûrie et analysée dans tous ses angles. Une décision qui a longtemps été trop émotive pour en parler, mais qui est maintenant assumée», peut-on lire sur Internet.

Elles ont aussi remercié toutes les personnes qui ont sauté dans l’aventure avec elles et qui ont adopté La folle fourchette. Les deux copropriétaires n’en gardent que de bons souvenirs.

«Les gens sont très surpris, ils sont désolés de l’apprendre. On s’en doutait. Il y a aussi une vague d’amour qui vient avec ça», laisse savoir Mme Grenier-Héroux.

Sa partenaire Cyane et elle se dirigent donc vers de nouveaux défis. Mme Grenier-Héroux confie qu’elle a la tête pleine d’idées et qu’elles seront partagées au moment opportun. La cuisine ne devrait pas rester trop loin d’elle…

«La folle fourchette, c’était très personnel, c’était notre projet de vie. Elle nous a animées d’une nouvelle fougue. Je suis contente de l’avoir fait, je ne serais pas qui je suis aujourd’hui sans elle», ajoute-t-elle.

Dernier mois

Le dernier mois de la boutique permettra de créer les derniers souvenirs. Depuis que les rabais sont lancés, la boutique est toujours pleine de monde. Le mobilier et les accessoires seront aussi mis en vente dans les prochains jours.

«Le plus gros deuil, c’est de quitter les gens autour de nous, les profs de cuisine, les artisans québécois qu’on a mis de l’avant… On dit au revoir à tous ces gens-là en même temps.» Les clients ont jusqu’à la fin du mois de janvier pour se procurer un dernier cadeau de la boutique sur la 3e Avenue, avant que le décor ne change.