Vinci Aviation a décidé de baser un premier jet d’affaires à l’Aéroport international Jean-Lesage, a expliqué le président Marco Prud’Homme, aux côtés des pilotes Geoffrey Perrin et Jean-François Sénéchal.

Québec-New York en une heure... pour 5000 $

Faire Québec-New York en environ une heure, sans perdre de temps à l’aéroport pour l’embarquement et les douanes? C’est possible, mais il faut prévoir autour de 10 000 $ aller-retour!

L’agence de voyages Vinci a décidé au début du mois de baser un premier jet d’affaires à l’Aéroport international Jean-Lesage. «On travaille déjà depuis cinq ans à développer ce marché-là à Montréal, et on a fait plusieurs vols à partir de Québec», explique Marco Prud’Homme, président de l’agence de voyages Vinci Aviation. Il est aussi vice-président du transporteur montréalais Nolinor Aviation, qui exploite la flotte. Un deuxième jet continue de desservir la clientèle de la métropole.

«Le gros avantage du jet c’est de sauver du temps, à la fois sur le temps de vol, parce que c’est un avion qui est deux fois plus rapide que les avions à hélices, et sauver du temps sur l’arrivée et le départ», remarque M. Prud’Homme.

«À partir de Québec, il y a beaucoup de demandes pour les dons d’organes, différents ministères qui doivent se déplacer, beaucoup d’entrepreneurs qui doivent partir pour le Grand Nord ou vers les États-Unis.»

Il y a moins de particuliers qui utilisent leurs services, mais il arrive quand même que des amis nolisent un vol pour un voyage éclair à New York ou Boston, explique-t-il.

Le Learjet 31A peut accueillir jusqu’à huit passagers.

Les vols sont organisés sur mesure, selon les préférences des clients. «Vous décidez à l’heure que vous partez, avec qui vous embarquez», note l’homme d’affaires. Si l’avion est disponible, vous pouvez partir un peu plus d’une heure après avoir soumis votre demande.

Jusqu’à 900 km/h

Une heure dans les airs coûte en moyenne 4500 $, plus taxes. L’entreprise offre des vols dans un rayon de 2h30, mais comme sa vitesse peut atteindre 850 à 900 km/h, on peut aller jusqu’à Jacksonville aux États-Unis, à Saint-Jean à Terre-Neuve, ou encore à Winnipeg au Manitoba, énumère M. Prud’Homme.

Le Soleil a fait un court trajet d’une quinzaine de minutes dans le Learjet 31A. Au décollage, on voit bien que l’aéronef est beaucoup plus rapide qu’un avion régulier. «C’est comme une mini fusée», illustre M. Prud’Homme. Comme nous restions en ville, nous avons filé à 350 km/h et en plus basse altitude. L’homme d’affaires jure qu’à 46 000 pieds, on ne sent pratiquement aucune vibration. On peut embarquer jusqu’à huit passagers.

Vinci emploie 10 personnes, dont les trois pilotes qui viennent d’être embauchés à Québec. Nolinor compte environ 275 employés. La famille de M. Prud’Homme est dans le domaine de l’aviation depuis 50 ans.

Comme Vinci est une agence, elle offre aussi de s’occuper de l’hébergement, de la restauration ou du transport une fois à destination.

Trois pilotes de Québec ont été embauchés par l'entreprise.

À bord de l’avion, même si le vol est court, on peut aussi demander de manger des sushis, par exemple. Le ciel est la limite comme on dit...