En 2014, le gouvernement Marois avait annoncé un investissement de 115 millions $ pour faire un premier pas vers l'exploitation pétrolière à l'île d'Anticosti en estimant le potentiel à quelque 46 milliards de barils.

Québec négocie pour mettre fin à l'exploration pétrolière à l'Île d'Anticosti

Le gouvernement Couillard a bel et bien entamé des négociations avec les membres de la société en commandite Hydrocarbures Anticosti (HASEC) pour mettre fin une fois pour toutes à l'exploration pétrolière et gazière sur cette île située dans le golfe du Saint-Laurent.
Pétrolia a confirmé les discussions, mercredi, après la clôture des marchés, par voie de communiqué.
En janvier dernier, Québec avait finalement appuyé la candidature de la municipalité d'Anticosti qui désire être reconnue comme site du patrimoine mondial de l'UNESCO, reconnaissant au passage que l'obtention d'un tel titre ne cadrerait pas avec l'exploitation pétrolière.
«Nous sommes toujours convaincus, encore plus qu'en 2014, du potentiel et de la pertinence du projet d'Anticosti pour le Québec et pour la société, a indiqué le président-directeur général par intérim de Pétrolia, Martin Bélanger. Toutefois, à la demande du gouvernement, nous entrons de bonne foi dans cette négociation.»
La société à Québec a toutefois rappelé que le gouvernement Marois avait initialement fixé la valeur de ce projet à 200 millions $, ajoutant être ouverte à négocier un règlement «équitable».
Sur le Système électronique d'appel d'offres du gouvernement du Québec, un contrat de gré à gré de 300 000 $ a déjà été octroyé par le ministère des Finances.
Pétrolia détient une participation de 21,7 % dans la société en commandite HASEC, qui comprend également Ressources Québec et Saint-Aubin - une filiale de la société française Maurel et Prom.
Si le gouvernement québécois est partenaire du projet, le premier ministre Philippe Couillard a déjà indiqué, dans le passé, qu'il doit respecter le contrat conclu par le gouvernement péquiste précédent, mais a toutefois affirmé qu'il ferait tout pour empêcher la fracturation hydraulique sur l'île.
Pour l'instant, l'État québécois a déjà allongé quelque 16 millions $ dans le cadre des travaux préparatoires effectués sur l'île. Pétrolia s'attend à effectuer des forages exploratoires vers le mois de juin.
«Dans l'éventualité où il n'y aurait pas de règlement, nous nous attendons à ce que le gouvernement respecte les ententes signées de bonne foi et permette à HASEC d'effectuer les travaux prévus et pour lesquelles il a été mandaté dans les ententes signées», affirme l'entreprise.
En 2014, le gouvernement Marois avait annoncé un investissement de 115 millions $ pour faire un premier pas vers l'exploitation pétrolière à l'île d'Anticosti en estimant le potentiel à quelque 46 milliards de barils.