Carl Viel, président-directeur général de Québec International, souligne que 26 projets d’implantation ou d’expansion ont été réalisés en 2018.

Québec International: des investissements étrangers de 267 M$

Le travail de Québec International pour attirer des travailleurs et des investisseurs étrangers dans la région de la Capitale-Nationale a porté fruit. Les défis seront toutefois encore nombreux en 2019 pour contrer la pénurie de main-d’œuvre et réussir le virage numérique.

Les initiatives de Québec International ont généré des retombées économiques de 435 millions $. À eux seuls, les investissements étrangers et le support aux entrepreneurs internationaux ont totalisé plus de la moitié des retombées avec 267,3 millions $. Un bon de 73 % par rapport à 2017.

«Vingt-six projets d’implantation et d’expansion ont été réalisés ou annoncés au cours de la dernière année. Ces investissements ont permis de créer et de maintenir 489 emplois dans la région», souligne, le président-directeur général de Québec International, Carl Viel.

L’agence de développement économique a participé à 12 missions internationales qui lui ont permis de rencontrer 537 entreprises et investisseurs. Dans le rapport, on peut aussi voir qu’il y a 102 dossiers actifs offrant un «potentiel d’investissement à moyen ou long terme».

À cela s’ajoutent 87,6 millions $ pour l’attraction et la rétention des talents internationaux, 38,9 millions $ pour le développement des pôles d’excellence, 31,5 millions $ pour l’entrepreneuriat technologique et 9,7 millions $ pour l’innovation, la commercialisation et l’exportation, comme le révèle le rapport annuel de Québec International rendu public mercredi.

Attirer et retenir des travailleurs étrangers

Grâce à de nombreuses missions en Europe, mais aussi en Amérique latine et au Maghreb, et une qui s’est tenue virtuellement, Québec International a aidé, en 2018, 165 entreprises de la région à recruter 1107 travailleurs (500 en 2017). Ces travailleurs sont arrivés au Québec avec enfants et conjoints, ce qui représente un total de 2700 nouveaux arrivants. 

Le travail de Québec International ne consiste d’ailleurs pas à recruter seulement les travailleurs. L’organisme aide également les conjoints à trouver du travail. Une condition obligatoire pour retenir les travailleurs dans la région. 

«On a maintenant des employés qui sont dédiés à temps plein à aider la conjointe ou le conjoint à trouver un emploi. Généralement, les deux personnes du couple mènent une carrière. Et si on n’aide pas la seconde personne à retravailler son CV ou à apprendre le français, les gens vont quitter à long terme la région», insiste-t-il.

L’agence a aussi déployé des efforts pour rejoindre 3411 étudiants internationaux afin de les inciter à rester dans la Capitale-Nationale à la fin de leurs études, grâce à un programme en partenariat avec le ministère de l’Immigration.

Selon un sondage de la firme Léger auprès de 529 étudiants de la région, 72 % des répondants envisagent de rester au Québec s’ils ont des opportunités professionnelles. Plus de 90 000 personnes sont aussi inscrites dans la banque de candidature de Québec International, ce qui prouve l’intérêt des immigrants pour le Québec.

La transformation numérique

Outre la main d’œuvre, les entreprises québécoises doivent faire face à la transformation numérique avec entre autres le virage 4.0 et l’intelligence artificielle.

Les employés comme les employeurs doivent détenir des compétences en technologies de l’information. «Quand tu gères un hôtel ou un restaurant, si tu ne suis pas comment tu es évalué sur Tripadviser, les médias sociaux, ou dans une entreprise manufacturière si tu n’as pas un volet transactionnel, ou un site web, tu vas rencontrer des difficultés», mentionne Carl Viel.


« On a maintenant des employés qui sont dédiés à temps plein à aider la conjointe ou le conjoint à trouver un emploi »
Carl Viel, président-directeur général de Québec International

Pendant la campagne électorale de 2017, le maire de Québec, Régis Labeaume, avait parlé de créer un centre d’expertise appelé Techno-Tandem pour aider les PME de Québec à améliorer leur productivité. 

Le centre d’expertise serait chargé de faire le lien entre les PME et les grandes institutions de recherche comme l’Université Laval, l’Institut national d’optique et le Centre de recherche industrielle du Québec.

Ce projet verra certainement le jour en 2019 sous l’égide de Québec International.