Le président-directeur général de Québec International, Carl Viel

Québec International: des investissements étrangers de 154 millions $ en 2017

Ne cherchez pas les retentissants coups de circuit dans les résultats de Québec International pour l’année 2017. Par contre, les petits coups sûrs dans le champ droit ou dans le champ gauche sont légion.

Son pdg, Carl Viel, l’avoue. Dans sa quête d’investissements étrangers, l’agence de développement économique ne vise pas les clôtures les plus éloignées.

«Nous travaillons, disons, de façon assez chirurgicale. Nous cherchons à attirer des entreprises qui vont s’intégrer harmonieusement dans notre écosystème. C’est pourquoi, par exemple, nous multiplions les interventions auprès des sociétés étrangères qui possèdent déjà des filiales chez nous afin qu’elles continuent à investir dans la région.»

Et le siège social d’Amazon, ça aurait pu être une belle prise pour la capitale?

«Nous ne répondions pas à plusieurs de leurs exigences comme celle d’avoir un lien aérien direct avec San Francisco et Seattle», explique Carl Viel qui, comme le maire de Québec, Régis Labeaume, croit que la venue d’Amazon aurait amplifié les problèmes déjà assez importants de recrutement de main-d’oeuvre pour un bon nombre d’entreprises des régions de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches.

En 2017, les initiatives de Québec International ont généré des retombées de plus de 306 millions $. Un chiffre basé sur les données fournies par les entreprises qui ont bénéficié de l’accompagnement de Québec International.

À eux seuls, les investissements annoncés en 2017 pour l’implantation ou l’expansion des sociétés étrangères ou pour l’établissement d’entrepreneurs internationaux dans la capitale ont totalisé 154,9 millions $ comparativement à 102 millions $ en 2016.

Seize projets d’implantation ou d’expansion ont été réalisés ou annoncés au cours de la dernière année. Qu’il suffise de penser à FedEx, Ubisoft, Décathlon ou Artisan Studio.

Les sommes investies ont permis la création ou le maintien de près de 400 emplois, comme le révèle le rapport annuel de Québec International qui a été rendu public jeudi.

Les prospecteurs d’investissements de l’agence de développement économique ont rencontré, à Québec et à l’étranger dans le cadre notamment de 11 missions internationales, pas moins de 320 entreprises et investisseurs potentiels.

Dans leurs porte-documents, on y retrouve 191 dossiers actifs offrant, selon Québec International, un «potentiel d’investissement à moyen ou à long terme». 

À suivre.

500 travailleurs recrutés à l’étranger

Comme elle le fait depuis déjà plusieurs années, Québec International apporte sa collaboration aux entreprises qui vont à l’étranger pour dénicher les travailleurs qu’elles n’arrivent plus à trouver dans leur cour arrière.

Grâce à sept missions internationales et deux missions locales de promotion et de recrutement en Europe, au Canada et en Amérique latine, Québec International a aidé les entreprises d’ici à recruter près de 500 travailleurs étrangers l’an dernier, soit 150 de plus que l’année précédente.

Ces 500 travailleurs, pour la plupart, ne sont pas débarqués à Québec seuls. Ils sont accompagnés par des conjoints et marmaille. En tout, Québec International comptabilise 1240 nouveaux arrivants en 2017.

Selon l’agence de développement économique, le produit intérieur brut (PIB) généré par les travailleurs étrangers recrutés s’élève à 38,7 millions $.

Carl Viel indique au Soleil que l’enjeu du recrutement demeure entier dans la région de Québec. C’est pourquoi les missions de recrutement à l’étranger vont se poursuivre en 2018. Pas moins de 32 entreprises seront du voyage lors de l’expédition à Paris au printemps. De nouvelles destinations seront également proposées aux employeurs.

Chose certaine, l’intérêt des travailleurs étrangers pour le Québec ne se dément pas. Plus de 40 000 personnes sont inscrites dans la banque de candidatures de Québec International.