Entouré du premier ministre québécois Philippe Couillard et de son homologue canadien Justin Trudeau, le président et chef de la direction de CAE, Marc Parent, a souligné qu’il s’agissait d’«un des plus gros investissements en innovation de l’histoire de CAE».

Québec et Ottawa épaulent CAE qui investit 1 G$

Avec l'aide de Québec et d'Ottawa, le fabricant CAE a annoncé mercredi un investissement total d'un milliard de dollars sur cinq ans dans divers projets d'innovation touchant l'intelligence numérique, l'aviation, la défense, la sécurité et les soins de santé.

Le président et chef de la direction de CAE, Marc Parent, a souligné qu'il s'agissait d'«un des plus gros investissements en innovation de l'histoire de CAE».

«Dans le cadre de l'investissement qu'on annonce aujourd'hui, on va développer un campus de l'innovation ici même, dans nos locaux de Montréal, des laboratoires dernier cri, des espaces de collaboration où on va pouvoir développer nos prochaines avancées technologiques», a souligné avec fierté M. Parent.

Et le projet commence dès maintenant et pour cinq ans, a-t-il souligné, au cours d'une conférence de presse, aux côtés des premiers ministres du Canada, Justin Trudeau, et du Québec, Philippe Couillard, de même que de la mairesse de Montréal, Valérie Plante.

Le premier ministre Trudeau a précisé que le gouvernement fédéral y contribuera à raison de 150 millions $ à même le Fonds d'investissement stratégique. 

Cela doit permettre de «développer et intégrer des technologies numériques comme l'intelligence artificielle et la réalité virtuelle dans une foule de secteurs, incluant les soins de santé, l'aviation et les systèmes de sécurité», a-t-il souligné.

De son côté, le premier ministre Couillard a précisé que la contribution du Québec s'établira à 47,5 millions $. 

Le tout doit permettre la création de 335 emplois. Pour M. Couillard, il s'agit carrément d'«une journée de fierté» pour tout le Québec.

«Pour mener à bien ce projet, les 18 sites de CAE au Canada d'un océan à l'autre vont mettre la main à la pâte, mais la grande majorité du travail va être faite ici même à Montréal. Nos employés vont travailler en collaboration étroite avec 50 universités et centres de recherche», a relevé M. Parent.

De même, «150 petites et moyennes entreprises à travers le Canada sont qualifiées et pourront s'ajouter à nos 1000 fournisseurs canadiens», a-t-il pris la peine d'ajouter.

Le syndicat applaudit

Présent sur place, Renaud Gagné, directeur québécois du syndicat Unifor, affilié à la FTQ, qui représente les 475 syndiqués de CAE et d'autres entreprises du secteur, s'est réjoui de l'annonce.  «C'est une excellente nouvelle. Nous, ça vient garantir notre avenir. Ça sécurise principalement (des emplois), mais il va certainement venir s'ajouter quelques emplois dans le manufacturier sur cinq ans», a-t-il dit.

«Il y a toute la question de la formation et de la recherche et développement. C'est beaucoup d'emplois et c'est majeur pour Montréal, l'économie de Montréal et du Québec», a opiné M. Gagné. D'ailleurs, la convention collective vient tout juste d'être renouvelée chez CAE.