Une partie du Vieux-Québec.

Québec en tête du palmarès des villes les plus concurrentielles

Sixième parmi 107 grandes villes à travers l'Amérique, l'Europe et l'Asie-Pacifique, première dans la catégorie des agglomérations de 500 000 à 2 millions d'habitants et troisième dans l'ensemble du Canada, la région métropolitaine de Québec fait sa place parmi les agglomérations urbaines où les coûts d'exploitation sont les plus concurrentiels pour les entreprises.
<p>Valeur de l'indice de coûts KPMG, 2014</p>
«La compétitivité des loyers pour les bureaux et les locaux industriels a largement contribué à l'ascension de Québec dans le classement», note la firme de fiscalité et de services-conseils KPMG qui, depuis plusieurs années, réalise une étude intitulée «Choix concurrentiels» dans laquelle elle compare les coûts d'exploitation d'une entreprise dans plus d'une centaine de villes de 10 pays différents et dont les résultats ont été publiés mercredi.
KPMG mesure l'incidence conjuguée de 26 coûts importants liés à l'emplacement géographique, notamment les coûts de main-d'oeuvre, les coûts d'installation, les coûts de transport, les coûts des services publics, le taux d'imposition et les impôts fonciers. D'autres facteurs non liés aux coûts, comme le bassin de main-d'oeuvre qualifiée, les conditions économiques, la qualité de vie, le degré d'innovation, les infrastructures et la réglementation, sont aussi retenus.
Au terme de l'analyse, chaque ville obtient un indice de coûts. Un indice élevé signifie qu'une ville affiche des coûts d'exploitation élevés pour les entreprises. Et vice-versa. La ville de Québec montre un indice de 90,7.
Seulement deux villes canadiennes - Moncton (90,1) et Charlottetown (90,4) - ainsi que Monterrey (80,7), México (81,9) et Manchester (89,4) peuvent se targuer de damer le pion à Québec dans le palmarès mondial de KPMG.
Pour ce qui est des régions regroupant, comme elle, une population de 500 000 à 2 millions d'habitants, Québec trône au premier rang devant Winnipeg (92), Edmonton (94), La Nouvelle-Orléans (94,1) et Nashville (94,9) (voir le tableau).
Québec fait aussi mieux que les grandes villes d'Atlanta (94,7), de Chicago (99,1), de Paris (99,4), de Londres (99,9) de Los Angeles (100,5), de Berlin (100,8), de Sydney (101), de Boston (101,1), de Tokyo (102,1) et de New York (103,6).
Ailleurs au Canada
Au Canada, Québec fait son entrée dans le triumvirat des villes où les coûts d'exploitation sont les plus concurrentiels pour les entreprises. Seules Moncton et Charlottetown la devancent. C'est un bond de trois rangs que réalise Québec qui logeait à la sixième position l'an dernier. Fredericton et Halifax complètent le top 5 de ce classement dominé, encore cette année, par les provinces maritimes.
«Les entreprises tendent à vouloir s'établir dans les grandes villes, mais l'étude de cette année démontre que de nombreuses villes régionales sont une option intéressante pour les organisations qui veulent réduire leurs coûts tout en continuant de répondre aux besoins du marché et de leur clientèle», signale Benjie Thomas, associé chez KPMG. «De toute évidence, les villes du Canada atlantique constituent un emplacement de choix pour les sociétés internationales.»
9,3 % moins cher à Québec
Économiste principal chez Québec International, Louis Gagnon a pris le temps, hier, de décortiquer l'étude de KPMG.
«Globalement, il en coûte 9,3 % moins cher de s'établir et faire affaire à Québec que dans la moyenne des villes américaines. Il s'agit d'une nette amélioration par rapport à 2012 alors que cet avantage était de 5,8 %», a-t-il fait remarquer en signalant que les coûts d'exploitation des sociétés dans les secteurs des services et de la fabrication, en particulier, étaient inférieurs à la moyenne des villes de nos voisins du sud. «Pour une entreprise oeuvrant dans le secteur des services, l'avantage-coût est de 21,4 % alors qu'il se situe à 4,3 % pour le secteur manufacturier, ce qui place respectivement Québec au premier et au deuxième rang mondial parmi les villes de sa catégorie.»
Les avantages concurrentiels de Québec se manifestent principalement dans les domaines de la RD, des services numériques et des services aux entreprises. «Les services numériques constituent une force pour Québec qui arrive au premier rang en raison de sa forte compétitivité dans la production de jeux vidéo [25,6 % moins cher] et le développement de logiciels [18,8 % moins cher]», indique M. Gagnon.
Par ailleurs, le Canada figure aussi avantageusement au palmarès de KPMG. Il se classe au deuxième rang tout juste derrière le Mexique et devant les Pays-Bas et le Royaume-Uni.