C'est à partir de maintenant, après cette tempête médiatique, que l'on verra si Pierre Karl Péladeau a la gelée royale et la résilience qu'on lui impute.

Québec doit bloquer la vente de Rona, dit Péladeau

Le gouvernement Couillard doit bloquer la transaction qui fait passer le quincailler Rona dans les mains du géant Lowe's, affirme le chef péquiste, Pierre Karl Péladeau. Ne pas agir, c'est s'«aplaventrir», dit-il.
Le gouvernement favorisera-t-il «le tissu des PME» ? demande M. Péladeau en précisant que les petites et moyennes entreprises québécoises comptent pour la moitié des achats de Rona. «Nous avons trop perdu de sièges sociaux. Il faut s'assurer que nous aurons une politique pour les maintenir au Québec.»
«Si le premier ministre Couillard ne fait rien pour garder Rona, je pense que le Québec va continuer de s'appauvrir», poursuit le chef péquiste.
Il n'est pas clair à l'heure actuelle, à écouter un expert de ces questions au Parti québécois, si quelque chose peut encore être fait. Mais, explique cet interlocuteur, le gouvernement aurait pu rendre cette transaction impossible en faisant en sorte qu'Investissement Québec conserve la position qui était la sienne dans l'actionnariat de Rona.
Le bras financier de l'État québécois aurait ainsi envoyé un signal à la Caisse de dépôt et placement, ainsi qu'au Fonds de solidarité de la FTQ, un signal qui aurait rendu cette transaction impossible, dit-il.
Intervention en 2012
Investissement Québec était déjà intervenu, en 2012, pour bloquer une éventuelle vente de Rona à Lowe's. Le ministre des Finances d'alors, Raymond Bachand, avait refusé que la transaction envisagée soit conclue.
La Caisse de dépôt ne doit pas seulement songer au gain obtenu par la vente de ses actions à Lowe's, mais au développement économique du Québec et à l'enrichissement collectif des Québécois, plaide M. Péladeau.