Un séjour à Québec est toujours agréable pour les balades dans les rues de la ville et les excellents restos.

Québec a perdu 2100 emplois en juin

Parti sur les chapeaux de roue au premier trimestre avec la création de 12 800 postes, le marché de l'emploi se repose sur ses lauriers dans la région de Québec depuis l'arrivée du printemps. Et le taux de chômage en souffre. Il montrait un rayonnant 4,1 % en mars. Il affichait 5,4 % en juin.
Un taux de chômage de 5,4 % dans la région métropolitaine de recensement (RMR) de Québec, qui couvre le territoire des villes de Québec et de Lévis, cela n'avait pas été observé depuis le mois de septembre 2002, fait remarquer l'économiste principal de Québec International, Louis Gagnon.
L'heure n'est cependant pas à la panique. Le taux de chômage dans la RMR de Québec demeure l'un des plus bas au pays. Il est à 5,4 % à Calgary, à 5,5 % à Edmonton, à 5,6 % à Vancouver, à 7,9 % à Toronto et à 8,3 % à Montréal.
Au Canada, le taux de chômage a grimpé de 0,1 point de pourcentage en juin pour se fixer à 7,1 %. Et malgré un gain de 3500 emplois dans la Belle Province, le taux de chômage a aussi connu une hausse de 0,1 point de pourcentage pour s'arrêter à 8,1 %.
Même si la RMR de Québec a encaissé une perte de 2100 emplois en juin par rapport au mois précédent, il n'en demeure pas moins que le portrait montre qu'elle comptait 5600 emplois de plus qu'à la même période l'an dernier, soit 425 600. Il s'agit de la meilleure performance au Québec, prend soin de mentionner M. Gagnon.
Quand il décortique les chiffres de l'Enquête sur la population active publiée vendredi par Statistique Canada, l'économiste identifie le secteur des services comme la source principale d'instabilité dans le marché régional de l'emploi depuis l'arrivée du printemps.
«La région continue de s'ajuster aux importants gains réalisés au cours du premier trimestre. Elle doit également tenir compte des compressions budgétaires dans le secteur public et de la rareté de main-d'oeuvre qualifiée qui s'avèrent des contraintes à la croissance de l'emploi. Les dernières données de Statistique Canada nous rappellent donc que la région n'est pas à l'abri de certaines contraintes.»
Certains secteurs stables
Dans son analyse, Louis Gagnon a relevé que dans l'industrie manufacturière et le secteur de la construction, le nombre d'emplois était demeuré stable. «Certes, le marché résidentiel poursuit sa détente, mais la région pallie cette situation en tirant profit des projets non résidentiels.»
Québec International a identifié 170 projets en cours ou annoncés dans la région qui généreront des investissements de plus de 6 milliards $.
Pour ce qui est du Canada et du Québec, le mois de juin ne passera pas à l'histoire, selon l'économiste principale du Mouvement Desjardins, Joëlle Noreau.
«Selon toute vraisemblance, le relèvement de l'économie américaine, qui s'est traduit par la croissance soutenue de l'emploi au cours des derniers mois chez nos voisins du sud, donnera une impulsion à l'économie canadienne au cours des prochains trimestres. Toutefois, il faudra encore quelques mois pour chasser la morosité ambiante et pour raffermir la confiance des employeurs au pays. C'est alors que les répercussions se feront sentir sur le marché du travail», a conclu Mme Noreau.