La SÉPAQ a procédé jeudi au lancement d'un appel de propositions visant à identifier un promoteur pour la conception, le financement, la construction et l'exploitation d'un hôtel qui jouxtera le Manoir Montmorency, du côté ouest.

Projet d'hôtel au Parc de la Chute-Montmorency

Un projet hôtelier de 150 chambres devrait voir le jour au parc de la Chute-Montmorency d'ici fin 2016.
Le projet hôtelier s'inscrit dans un plan d'investissements majeurs pour le développement d'un pôle touristique d'envergure internationale au Parc de la Chute-Montmorency.
La Société des établissements de plein air du Québec (SEPAQ) a procédé jeudi au lancement d'un appel de propositions visant à trouver un promoteur pour la conception, le financement, la construction et l'exploitation d'un hôtel.
Situé en haut de la chute, l'hôtel de trois étoiles, minimalement, jouxterait le Manoir Montmorency, qui est lui aussi géré par la SEPAQ. Le projet est estimé à 18 millions $. L'édifice devrait être d'une hauteur de trois étages, avec environ 50 chambres par niveau. On parle d'un investissement d'environ 120 000 $ par chambre.
L'option d'offrir un service de condo-hôtel est «totalement exclue» par la SEPAQ. «C'est vraiment un hôtel qui va demeurer public», a assuré la responsable des communications, Lucie Boulianne.
Aucun restaurant ou boutique ne devrait être ajouté sur le terrain. La table du Manoir Montmorency devrait demeurer le restaurant principal.
Le Manoir Montmorency, qui a un chiffre d'affaires de 2 millions $, compte huit salles de réception et deux restaurants. Le restaurant-terrasse du Manoir, pouvant accueillir 70 personnes, est ouvert seulement l'été, et le Café Bistro Kent House, avec 45 places, est quant à lui en activité presque toute l'année. Huit cents activités y sont tenues annuellement.
Style de chambre
Le style de chambre et l'architecture de l'hôtel restent encore à déterminer. «C'est le promoteur qui va proposer un concept de chambre. Il n'y a pas d'indication. Il faut que l'hôtel s'intègre à l'architecture du Manoir. Malgré l'âge du Manoir, on veut un concept qui se mélange bien», a souligné Mme Boulianne. Le zonage serait déjà propice pour accueillir le nouvel hôtel. L'aire approximative disponible pour la construction de l'édifice est d'environ 12 000 m2.
En plus de se marier avec le Manoir Montmorency, l'hôtel devra se fondre dans le paysage. «Il va falloir respecter l'environnement, la vue sur la chute», a soutenu la responsable des communications. «C'est un site extraordinaire, le plus fréquenté dans la région après le Vieux-Québec. C'est tout le milieu touristique de la région qui va en ressortir gagnant.»
Ce projet s'inscrit dans un plan d'investissements majeurs pour le développement d'un pôle touristique d'envergure internationale. Il s'agit donc de la réalisation de l'un des volets du plan de mise en valeur entériné par le gouvernement du Québec et annoncé en deux phases, soit au printemps 2012 et à l'automne 2013.
La réalisation du plan de mise en valeur du parc de la Chute-Montmorency s'échelonnera jusqu'en 2017.
«L'an passé, on a inauguré la via ferrata [une activité qui combine la randonnée et l'escalade] et cette année, on va inauguré un troisième parcours. La gare du téléphérique a aussi été revampée», conclut Mme Boulianne.
La SEPAQ possède déjà de l'expérience en gestion hôtelière. Elle dirige notamment l'Auberge de montagne des Chic-Chocs, l'Auberge Duchesnay, l'Auberge et Golf Fort-Prével, le Gîte du Mont-Albert, l'Auberge de Chicotte et l'Auberge McDonald.