Michel Dallaire, en entrevue avec Le Soleil en octobre 2017, alors qu’il était toujours à la tête de Cominar.

Prime de 5,4 M$ pour l’ex-patron de Cominar

MONTRÉAL — L’ex-président et chef de la direction du Fonds de placement immobilier Cominar, Michel Dallaire, a eu droit à une indemnité de départ de 5,4 millions $ en acceptant de céder sa place à la tête du gestionnaire immobilier, qui est en plein redressement.

Au total, celui-ci a touché 6,25 millions $ en 2017 si l’on tient compte de son salaire de base de 759 000 $ et d’avantages sociaux totalisant 86 143 $.

Ces informations figurent dans la circulaire de sollicitation envoyée aux actionnaires de la société immobilière en vue de son assemblée annuelle prévue le 16 mai dans la Vieille-Capitale.

«L’exercice 2017 a été une année de transition importante, fait valoir la société immobilière dans la circulaire. À la demande du conseil, M. Dallaire a quitté sa fonction (...) le 1er janvier, et, dans le cadre du plan de relève, M. Sylvain Cossette, alors président et chef de l’exploitation, lui a succédé.»

En incluant le traitement de M. Dallaire, la rémunération globale - qui tient compte du salaire de base, des primes et autres avantages - des cinq plus hauts dirigeants de Cominar a totalisé 9,3 millions $ l’an dernier. Cela constitue un bond de 69 pour cent comparativement aux 5,5 millions $ octroyés en 2016.

Dans le cadre de son entente conclue avec le conseil d’administration l’automne dernier, l’ex-patron de Cominar a renoncé à certaines mesures entourant ses émoluments, ce qui a notamment mené à l’annulation de 451 200 options émises en 2017.

Pour sa part, M. Cossette a vu a rémunération totale s’établir à 1,2 million $, ce qui constitue un recul de 8,6 pour cent. Son salaire de base a grimpé de 14 000 $, à 549 000 $.

Nouveau visage

Celui-ci n’a pas tardé à accélérer le virage amorcé l’an dernier en annonçant, le mois dernier, un remaniement du conseil ainsi que de certaines pratiques de gouvernance. Cominar souhaite également se rapprocher de Montréal, qui représente 54 pour cent de son portefeuille, et réévaluer avec sa relation d’affaires avec le Groupe Dallaire.

M. Cossette, qui veut créer un «Cominar 2.0», avait également sabré de 35 pour cent la distribution mensuelle - une deuxième baisse en moins d’un an.

L’an dernier, la société avait amorcé un repositionnement en se délestant d’environ 100 propriétés. L’entreprise évalue actuellement la possibilité de vendre pour 1 milliard $ à 1,5 milliard $ d’immeubles dans ses principaux marchés, soit Montréal, Québec et Ottawa.

«Nous continuons d’examiner notre portefeuille d’immeubles, ce qui, selon nous, devrait mener à d’autres ventes d’actifs en vue d’explorer davantage d’opportunités d’intensification et de redéveloppement», signale le gestionnaire immobilier dans sa circulaire.

Son portefeuille est actuellement constitué de 523 immeubles représentant près de 44,4 millions de pieds carrés au Québec, en Ontario, dans les provinces de l’Atlantique ainsi que dans l’Ouest canadien.

Pour l’exercice, la perte nette de Cominar s’était chiffrée à 391,7 millions $, par rapport à un profit net de 241,7 millions $ pendant l’exercice précédent. Ce résultat était entre autres attribuable à une importante charge de réduction de valeur comptabilisée au quatrième trimestre.

Les produits d’exploitation ont reculé de 3,63 pour cent, à 835,4 millions $.