Le pdg d’AddÉnergie, Louis Tremblay (à gauche), devient président du conseil d’administration d’Inno-Centre. À droite, le président d’Inno-Centre, Claude Martel.

Président du C.A. d’Inno-Centre, Louis Tremblay veut partager sa vision de l’efficience

Le pdg d’AddÉnergie, Louis Tremblay, actuellement second sur le marché international des bornes électriques, se voit numéro un dans cinq ans. Une place au sommet bien réelle grâce aux bons conseils de l’incubateur d’Inno-Centre qui le suit depuis ses débuts en 2008. Des conseils qu’ils souhaitent maintenant partager avec d’autres entrepreneurs québécois.

Cette aide permet depuis 11 ans à Louis Tremblay d’éviter bien des erreurs et de relever des défis sans perdre de temps. «En PME, on a besoin de support, de service-conseil. Les défis que je vis tous les jours ne sont pas les mêmes que ceux que je vivais au début», a-t-il expliqué. 

C’est la raison pour laquelle, tout en continuant à bénéficier des conseils de l’incubateur, il a accepté de devenir le président du conseil d’administration d’Inno-Centre. «Les règles du jeu qui avant duraient 30 ans durent maintenant cinq ans. On ne peut plus être un chef d’entreprise qui ne fait que dicter où il veut aller», affirme le pdg d’AddÉnergie, qui cite en exemple Amazon, Uber et Airbnb. 

«C’est très challengeant pour un entrepreneur comme moi de se réinventer continuellement. Je peux donner des conseils à des entreprises qui performent, mais qui stagnent, ou qui sont en forte accélération. Avant les gros mangeaient les petits, maintenant les rapides mangent les lents», poursuit-il. 

Les PME québécoises doivent faire face à une multitude de défis face aux entreprises étrangères. Il y a dix ans, on parlait de mondialisation, mais pour les grandes entreprises. Maintenant, les PME sont également touchées. 

«On parle d’un environnement qui est de plus en plus complexe pour la PME. Il faut innover sur nos façons de faire, autant en ressources humaines qu’en modèle commercial. Il faut innover dans toutes les facettes de l’entreprise et être présent sur le marché international, parce que l’entreprise étrangère, elle, va venir au Québec», souligne le président d’Inno-Centre, Claude Martel. 

Sauver du temps

Selon Louis Tremblay, il y a trop d’entrepreneurs qui n’utilisent pas de service-conseil comme Inno-Centre et qui seraient rendus ailleurs s’ils le faisaient. «Je veux qu’il y ait plus d’entrepreneurs au Québec. J’ai eu du service-conseil et j’ai économisé quelques années. Je pense pouvoir aider d’autres entrepreneurs à sauver du temps pour que sur l’échiquier mondial le Québec rayonne plus que ça», insiste-t-il. 

M. Tremblay ne s’en cache pas. Il a le profil type d’un entrepreneur qui sait où il veut aller, mais il a appris au fil des années à écouter pour être capable de prendre les bonnes décisions pour rester compétitif et contrer les coups.

«J’atteins toujours mes objectifs, ce qui veut dire que je suis efficace. Mais est-ce que je suis toujours efficient? Pas vraiment, parce que je focuse trop sur les objectifs», confie-t-il.

«Tuer une mouche avec un bazooka, c’est efficace, la mouche est morte. Mais un bazooka, c’est peut-être un peu trop. L’efficience, c’est d’atteindre le même objectif, mais avec le minimum de ressources. On a inventé la tapette à mouches. Le bazooka, laissez ça aux autres», image-t-il.

Pour M. Tremblay, le mot clé est donc efficience, que ce soit pour le modèle d’affaires, la technologie ou les ressources humaines. «Les gens doivent continuellement se demander comment ils doivent agir, comment ils doivent faire. Et quand ils n’ont pas la réponse, prendre l’habitude d’aller chercher des conseils, une personne qui va vous challenger», conseille-t-il. Et c’est ce qu’il a particulièrement envie de partager comme nouveau président du C.A. d’Inno-Centre.