Près de 1,9 M$ pour la recherche à l’INRS

Kofi Abokitise est à la tête d’Ozymes, une jeune compagnie de Québec spécialisée dans la conception et la fabrication de produits nettoyants à base d’enzymes.

Sa technologie enzymatique est maintenant protégée par un brevet. 

Enfin, il peut envisager la commercialisation à grande échelle de ses produits qui pourront être utilisés, entre autres, pour l’élimination des résidus biologiques dans les chaînes de production.

Au départ, il y a cinq ans, sa technologie se résumait à la découverte d’une petite molécule. 

Kofi Abokitise a pu compter sur le Laboratoire de biotechnologies environnementales de l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) pour la sortir du laboratoire et la faire grandir.

Des histoires à succès du genre, l’INRS veut les multiplier. Et elle se donne les moyens de ses ambitions.

Jeudi, le ministre de la Famille, des Enfants et du Développement social et ministre responsable de la région de Québec, Jean-Yves Duclos, a fait l’annonce d’une aide gouvernementale de près de 1,9 million $ — sous forme d’une contribution non remboursable — à l’INRS. 

Des deniers publics qui serviront principalement à la «mise à niveau» du Laboratoire de biotechnologies environnementales qui est situé dans le Parc technologique du Québec métropolitain.

«Ce laboratoire est le chaînon manquant entre la recherche et l’industrie dans un domaine, celui de l’environnement, qui est prioritaire pour le Québec et pour le Canada», a fait valoir le nouveau directeur général de l’INRS, Luc-Alain Giraldeau. «Nous allons ainsi pouvoir renforcer et multiplier les partenariats avec les entreprises québécoises tout en continuant de former du personnel hautement qualifié.»

Technologies vertes

Directeur du Centre Terre Eau Environnement de l’INRS, Jean-François Blais a souligné, pour sa part, que plus de 25 technologies vertes ont été développées ces dernières années et que les efforts portent maintenant sur leur mise en marché. 

«Au cours des prochaines années, le Laboratoire de biotechnologies environnementales servira notamment à tester des procédés de biotransformation des déchets en divers produits, et ce, en collaboration avec des partenaires privés», a précisé M. Blais.