Le grand patron de Postmedia, Paul Godfrey, lors de l'assemblée des actionnaires de l'entreprise de presse en 2017.

Postmedia: des journaux locaux ferment leurs portes et les effectifs sont réduits de 10%

TORONTO - Postmedia Network fermera six journaux locaux et mettra fin à la publication de quatre autres publications, tout en supprimant environ 10% de l’effectif de sa chaîne des journaux.

La compagnie a annoncé mardi qu’elle mettrait fin aux activités du «Camrose Canadian» et du «Strathmore Standard» en Alberta et du «Kapuskasing Northern Times», de l’»Ingersoll Times», de la «Norwich Gazette» et du «Petrolia Topic» en Ontario.

Il cessera également d’imprimer le «Graphic» au Manitoba, ainsi que le «Northern News» et le «Pembroke Observer» en Ontario. Ce journal avait vu le jour il y a 163 ans.

Ces publications continueront d’avoir une présence numérique. L’éditeur continuera d’imprimer certaines publications hebdomadaires gratuites - le «Herald Leader» de Portage La Prairie, le «Kirkland Lake Northern News This Week» et l’hebdomadaire «Pembroke News» - dans ces trois communautés.

La société a également annoncé une réduction de personnel visant 10% des salaires de la chaîne de journaux d’ici à la fin de l’exercice financier, en août.

En novembre, Torstar et Postmedia ont annoncé avoir échangé un total de 41 publications, principalement en Ontario, pour cesser de publier la plupart d’entre elles, ce qui a entraîné la perte de 291 emplois.

Le président du syndicat Unifor, Paul Morse, a rappelé dans un communiqué que les journaux canadiens étaient en mauvaise posture en raison de la baisse de la publicité imprimée, pendant que les sociétés technologiques étrangères Google et Facebook «siphonnent» les recettes publicitaires des journaux locaux.

«Nous avons demandé au gouvernement fédéral d’aider les journaux à faire la transition à une nouvelle façon de fournir des nouvelles locales viable sur le plan économique, mais on nous a essentiellement servi des paroles creuses», a-t-il déclaré.

«Maintenant, un autre journal canadien historique va disparaître, et la fière ville de Pembroke se voit confrontée à devenir un désert sur le plan de l’actualité locale.»