Le syndicat craint que Postes Canada «procède à un lock-out» dans les prochains jours.

Postes Canada abandonne sa menace de lock-out

Postes Canada abandonne sa menace de lock-out pour lundi.
La société d'État a retiré son avis de lock-out de 72 heures lancé la semaine dernière. Elle a indiqué, par voie de communiqué, que «le service postal ne sera pas interrompu pendant que les pourparlers continuent».
La partie patronale pouvait légalement décréter un lock-out de ses 50 000 employés syndiqués dès lundi, à 0h01 (heure de l'Est).
Elle a dit s'attendre à ce «que le syndicat respecte son intention, maintes fois répétée publiquement, de ne pas émettre d'avis de grève». Selon elle, «le fait d'avoir l'assurance des deux parties que le système postal demeurera en fonction pendant que nous négocions fournira aux Canadiens et à nos employés la certitude qu'ils recherchent».
Les principaux points en litige sont le régime de pensions et la parité salariale.
Plus tôt, la ministre de l'Emploi, du Développement de la main-d'oeuvre et du Travail MaryAnn Mihychuk a annoncé la reprise des discussions entre Postes Canada et le Syndicat des travailleurs des postes (STTP).
La ministre s'est même dite heureuse que «des progrès soient réalisés à la table de négociation».
Mme Mihychuk a aussi indiqué que des médiateurs fédéraux participent aux négociations.
Les négociations étaient dans l'impasse depuis qu'une contre-proposition de la société d'État avait été rejetée par le STTP, vendredi. Postes Canada acceptait l'offre syndicale de prolonger de 30 jours les négociations, à condition que le syndicat se soumette à l'arbitrage exécutoire en cas d'impasse.
Le syndicat a rappelé qu'il avait déjà rejeté le recours à l'arbitrage, parce qu'il l'obligerait à abdiquer son droit de négocier une convention collective pour ses membres.
Postes Canada dit avoir constaté une baisse importante de la quantité de courrier traitée ces derniers jours, précisant que le conflit ne peut se poursuivre encore longtemps.
Advenant un arrêt de travail, le gouvernement Trudeau pourrait intervenir, mais MaryAnn Mihychuk n'a toujours pas précisé ses intentions. Dans le communiqué, elle mentionne que «le gouvernement du Canada a mis en place des plans d'urgence dans l'éventualité d'un arrêt de travail». Elle n'en a pas précisé les modalités.