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Un vignoble québécois dans la région de Montréal
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Plan de 30 millions$ pour du tourisme écoresponsable au Québec

Olivier Bossé
Olivier Bossé
Le Soleil
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Le gouvernement Legault investit 30 millions $ sur cinq ans dans le premier Plan d’action pour un tourisme responsable et durable. Le Québec veut entre autres devenir une destination de choix pour les adeptes du «slow travel», tendance forte dans le milieu du voyage.

«C’est un tourisme qui, avant la pandémie, prenait de plus en plus d’importance à l’échelle internationale, et cette tendance va continuer de s’amplifier au sortir de la crise. [...] La pandémie représente une occasion en or qu’on doit absolument saisir au Québec, celle de rebâtir un secteur touristique qui est beaucoup plus vert», a fait valoir la ministre du Tourisme, Caroline Proulx, jeudi matin, lors de son annonce tenue dans une salle voisine du parlement de Québec.

Le slow travel ou slow tourisme consiste plus à découvrir qu’à parcourir. Laisser une empreinte écologique minimale à l’endroit que l’on visite, mais aussi ralentir le rythme pour s’imprégner de l’esprit d’un lieu et de ses habitants. À l’opposée du tourisme de masse plus traditionnel. Et la demande pour ce type de destinations et de services touristiques est croissante autant auprès des Québécois que des touristes internationaux, explique la ministre.

«On n’y va pas sur la quantité, on y va sur la qualité», résume Mme Proulx. «Ce qu’on va favoriser, par exemple, c’est des circuits touristiques 100 % électriques. Donc, on va créer des boucles touristiques sur lesquelles on va s’assurer d’avoir davantage de bornes électriques pour que les gens puissent voyager, ce qu’on appelle le “slow travel”. Donc, petite boucle, voyager lentement et aider les touristes, tant québécois et internationaux, à voyager avec le transport électrique», donne-t-elle en exemple.

La ministre Proulx voit dans l’établissement de circuits touristiques en transport électrique la première mesure du plan à se réaliser, aussi vite que cet été. Elle imagine des Montréalais partir faire la tournée des vignobles de l’Estrie en voiture électrique avec des bornes de recharge installées en conséquence. Une offre de forfaits sera développée en suivant cette logique, ajoute-t-elle.

Incitatifs et programmes seront bientôt mis de l’avant pour aider les entreprises touristiques à devenir de plus en plus durables et écoresponsables.

Un point de départ

Mme Proulx insiste sur le fait que son plan de 22 mesures déclinées en cinq axes, «c’est un canevas. C’est un point de départ. C’est une première qui va inviter une action innovante à l’image de notre industrie touristique. On doit tous participer à réaliser la vision du tourisme responsable et durable. Qui? Tout le monde, les élus, les acteurs du développement local, les entreprises, les associations touristiques, mais, d’abord et avant tout, ça doit passer par les touristes d’ailleurs et nous, les touristes québécois.

«Je suis absolument convaincue que d’ici 2025, on aura jeté les bases d’une nouvelle façon de faire qui va influencer le cours des choses et qui va faire école à travers le monde avec les modèles d’affaires qu’on va développer au Québec, avec nos communautés locales, avec les communautés autochtones, avec nos 30 000 entreprises, avec les Québécois, qui font partie intégrante de l’équation et de la solution. On aura fait des pas de géant d’ici 2025», promet la ministre.

Les 30 millions $ se répartissent comme suit :

  • 8 M$ pour accompagner les entreprises dans l’adaptation et l’innovation face aux changements climatiques
  • 7,5 M$ pour favoriser les moyens de transport durable
  • 7 M$ pour promouvoir un tourisme bénéfique pour les individus et respectueux des communautés
  • 6 M$ pour soutenir la transition vers une économie circulaire
  •  1,5 M$ pour développer le tourisme de nature et d’aventure dans une approche d’écotourisme