À compter du 11 août, le pdg de Pétrolia, Alexandre Gagnon, entreprendra une tournée du Québec pour faire le point sur les activités de son entreprise.

Pétrolia pourrait remettre sur les rails le projet Bourque

La venue de la cimenterie McInnis à Port-Daniel-Gascons, en Gaspésie, pourrait inciter la société Pétrolia à remettre sur les rails le projet Bourque, près de Murdochville.
C'est ce qu'a indiqué le pdg de Pétrolia, Alexandre Gagnon, à l'occasion de l'entrevue qu'il accordait lundi au Soleil des bureaux de son entreprise au centre-ville de Québec.
Moins connu que ses projets à l'île d'Anticosti et à Gaspé (Haldimand), le projet Bourque offre selon lui un potentiel intéressant. En y investissant 21 millions $ au cours des dernières années, Pétrolia évalue aujourd'hui à 1 TCF (trillion cube feet) le gaz exploitable dans ce coin de pays.
«À l'intérieur des deux puits forés dans la formation de Forillon, nous retrouvons cinq fois la consommation annuelle au Québec qui s'établit à 200 BCF», fait-il remarquer.
Faute de gros clients industriels en Gaspésie pour consommer tout ce gaz et d'infrastructures pour le transporter - comme il existe dans la vallée du Saint-Laurent - Pétrolia a mis le projet sur la glace.
L'annonce de la construction d'une cimenterie à Port-Daniel-Gascons risque de changer la donne. Plutôt que d'utiliser du mazout lourd ou diesel pour brûler du matériel, la cimenterie pourrait recourir au gaz naturel. Ainsi, elle pourrait réduire les émissions de gaz à effet de serre dans l'atmosphère.
«Notre objectif serait d'amener le gaz naturel sur la Côte-Nord. Dans ce sens, nous voyons des opportunités d'affaires grâce au Plan Nord et la stratégie maritime proposée par le gouvernement du Québec. Pour l'heure, nous travaillons à identifier un marché potentiel et éventuellement un partenaire.»
Tournée du Québec
À compter du 11 août, Alexandre Gagnon explique qu'il entreprendra une tournée du Québec pour faire le point sur les activités de Pétrolia. Il entend insister sur les mesures prises par la compagnie pour s'assurer de l'acceptabilité sociale de ses projets, notamment en gardant continuellement ouverts les canaux de communication avec les communautés locales.
Il croit que le développement de la filière des hydrocarbures au Québec reçoit un taux d'approbation de sept citoyens sur dix. C'est, croit-il, ce qui a poussé les gouvernements péquiste et libéraux à investir, par exemple, dans le projet de l'île d'Anticosti. «Malheureusement, nous n'entendons bien souvent que les opposants. D'ailleurs, certains d'entre eux continueront de s'opposer, peu importe ce que l'on proposera», indique Alexandre Gagnon.
Fondée en 2003 et inscrite à la Bourse de croissance TSX depuis février 2005, Pétrolia (PEA) a investi pas moins de 42,5 millions $ afin d'acquérir des permis, de mener des travaux géologiques et de forer une dizaine de puits. 
La valeur de son action bat de l'aile. mardi, elle valait 73 ¢ à la fermeture de la Bourse de Toronto. «La confiance des marchés n'est pas encore tout à fait revenue», commente le pdg.