Ait Transat a perdu 11 millions $ au cours du trimestre clos le 31 juillet, comparativement à une perte nette de 5 millions $ l’année précédente.

Perte de 11 M$ pour Transat au troisième trimestre

La perte nette de Transat A.T. a plus que doublé au troisième trimestre, par rapport à la même période l’an dernier, alors que le voyagiste s’employait à finaliser sa prise de contrôle par Air Canada.

La société montréalaise a perdu 11 millions $ au cours du trimestre clos le 31 juillet, comparativement à une perte nette de 5 millions $ l’année précédente.

Les efforts visant à conclure la vente de Transat à Air Canada ont généré des coûts supplémentaires de 14 millions $ au troisième trimestre, ce qui comprend des honoraires professionnels de 6 millions $ et une rémunération à base d’actions de 7,7 millions $ pour les dirigeants.

Une partie des dépenses a été contrebalancée par le fait que plus de voyageurs ont choisi de réserver des vols de dernière minute, qui coûtent généralement plus cher que les réservations à long terme. Cette tendance «étonnante» a fait grimper les revenus par passager, a souligné la chef de l’exploitation, Annick Guérard.

«Je pense que c’était une différence importante que nous avons constatée, qui nous a permis bien sûr d’augmenter les coefficients d’occupation, mais également d’augmenter les prix», a souligné Mme Guérard lors d’une conférence téléphonique avec les investisseurs jeudi.

«Je ne sais pas si cela va continuer comme ça en Europe pour les mois à venir, mais c’est ce que nous observons encore pour septembre.»

Le trafic de passagers transatlantique — primordial à la fin du printemps et en été, lorsque les voyages vers les destinations soleil chutent — a augmenté de plus de quatre pour cent par rapport au trimestre précédent, ce qui a permis de faire passer les revenus trimestriels à 698,9 millions $, alors qu’ils étaient de 664,6 millions $ un an auparavant.

La proposition d’acquisition par Air Canada, une transaction évaluée à 720 millions $, a été approuvée le mois dernier par 94,7 % des actionnaires de Transat. L’opération fait l’objet d’un examen minutieux de la part des organismes de réglementation, qui s’intéressent aux conséquences d’une acquisition qui permettra au plus grand transporteur du pays de contrôler au moins 60 % des voyages aériens transatlantiques en provenance du Canada.