La vice-présidente de Vêtements Perlimpinpin, Isabelle Matte

Perlimpinpin affronte l'hiver russe

L'idée d'explorer le marché russe trottait dans la tête des dirigeantes des Vêtements Perlimpinpin, Danielle Déry et Isabelle Matte, depuis quelque temps au moment où un distributeur russe cognait à leur porte dans l'espoir d'aller vendre les habits de neige pour les enfants de 0 à 10 ans confectionnés à Québec dans son pays.
Il avait été dirigé vers l'entreprise de Québec par des fonctionnaires du gouvernement du Québec. «C'est connu, les manufacturiers canadiens de vêtements d'hiver ont une réputation enviable à travers le monde», mentionne Isabelle Matte, la vice-présidente de Perlimpinpin.
«La Russie, nous y songions à l'époque. Nous savions que ce n'est pas le marché le plus facile. C'est loin et il y a des contraintes de toutes sortes. J'ai participé à une mission là-bas, en février 2011, pour vérifier si nos produits pouvaient être compétitifs.»
Quelques mois plus tard, à l'été 2011, Perlimpinpin expédiait ses premiers habits de neige en Russie. Puis, une autre porte s'est ouverte. Celle de l'Ukraine. Aujourd'hui, un habit de neige sur cinq fabriqué par Perlimpinpin est vendu en Russie ou en Ukraine.
Contraintes
Faire des affaires en Russie n'est pas une sinécure, rapporte Isabelle Matte.
Les contraintes douanières pèsent lourd sur les épaules des PME exportatrices.
«D'une saison à l'autre, c'est toujours un point d'interrogation. Une entreprise a beau se doter de la meilleure structure pour expédier sa marchandise, il y a toujours une nouvelle restriction qui vient compliquer l'entrée du produit en Russie», explique-t-elle en précisant que les démarches sont moins laborieuses du côté de l'Ukraine.
«Une fois arrivé là-bas, le produit est aimé par les consommateurs et il est en demande. Pour nous, il est donc important de persévérer en dépit des contraintes. La Russie, c'est un marché naturel en raison du climat que nous partageons.»