Performance régionale plus que respectable en 2016

À l'image du marché boursier canadien, les entreprises publiques des régions de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches ont tiré leur épingle du jeu en 2016. Elles ont généré un rendement de 12,23 %.
Pour les 12 derniers mois, pendant que certains patrons et actionnaires ont constaté une augmentation du nombre de leurs cheveux gris, d'autres ont retrouvé le sourire dans la région, notamment en raison de la hausse du prix de l'or. 
Plusieurs facteurs ont fait danser les marchés boursiers à travers le monde, entre autres la nomination de Donald Trump à la tête des États-Unis et le cours du pétrole, qui s'est finalement quelque peu stabilisé après que la Russie et les pays membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole se soient entendus sur des cibles de production.
Les grands gagnants 2016 selon l'Indice boursier régional (IBR) Québec-Chaudière-Appalaches qui évalue les performances des sociétés de la région sont : Monarques Gold Corp, avec une performance de 550 %, Stelmine Canada (220 %), DEQ Systèmes (184,62 %), Nemaska Lithium (181,82 %), Mazarin (150 %) et Société d'exploitation minière Vior (144,44 %).
Et les perdants, dont la valeur boursière a été malmenée, sont : Groupe Canam (- 35,06 %), Petrolia (- 30,36 %), CO2 Solutions (- 27,91 %) et Diagnocure (- 38,27 %). Cette dernière a procédé au printemps à la liquidation de ses actifs et à la dissolution de sa société.
Dans le cas de Canam, rappelons que l'entreprise avait dû procéder à une révision significative l'été dernier des coûts de l'un de ses projets d'envergure aux États-Unis. Quelques heures après l'annonce, l'action du groupe de Saint-Georges avait chuté à la Bourse de Toronto de 14 %. Après avoir conclu le 31 décembre 2015 à 13,89 $, un an plus tard, l'action valait 9,02 $.
Dans son ensemble, l'IBR Québec-Chaudière-Appalaches a connu une cuvée 2016 plus que respectable, enregistrant pour une deuxième année consécutive un bilan positif, soit un rendement-prix de 12,23 % pour un rendement total de 16,20 % (3,97 % en distribution). Pour les amateurs de chiffres, le rendement prix se chiffrait en 2015 à 0,75 %. L'IBR a démarré l'année à 2820,03 points pour se conclure à 3165. Il s'agit de sa sixième meilleure performance en 17 ans d'existence.
«C'est une bonne année pour l'indice et nos entreprises», se réjouit Frédérick Tremblay, qui a fondé l'IBR en 2000 avec Daniel Allard. À titre de comparaison, l'indice phare de la Bourse de Toronto - le S&P/TSX composite - a affiché en 2016 un rendement à faire saliver certains marchés boursiers à travers le monde de 17,51 %.
Industrielle Alliance en santé
Afin de bien évaluer la performance des compagnies de la région, certaines entreprises ont «un poids plus lourd» dans l'indice, comme l'Industrielle Alliance, EXFO, Cominar, TSO3 et Canam qui compose 91 % de l'IBR.
Pour 2016, outre Nemaska Lithiun, Opsens s'est également démarqué avec un rendement de 88,37 % ainsi qu'EXFO (51,69 %) et TSO3 (26,91 %). Le titre d'Industrielle Alliance, qui représente à lui seul 51,53 % du poids de l'indice IBR, s'est aussi illustré avec un rendement de 24,53 %. L'assureur de la Grande Allée a entre autres profité «des perspectives de hausse des taux d'intérêt», explique M. Tremblay, pour commenter les résultats. «Au niveau des bénéfices, les derniers trimestres ont bien été», poursuit-il. 
Chez Cominar (9,79 %), le titre s'est conclu un peu en dessous des attentes des analystes. 
23 compagnies
L'IBR est composé des 20 compagnies publiques les plus importantes dont leur siège social est basé dans la région Québec-Chaudière-Appalaches. Au total, en 2016, on dénombrait 23 sociétés sur le territoire inscrites à la Bourse de Toronto. 
Pour 2017, de nouveaux visages pourraient se joindre à l'IBR et d'autres pourraient partir, comme DEQ Systèmes. Le fournisseur aux casinos de solutions de bonification de gros lots et de fidélisation pour les tables de jeu a été vendu à la société américaine Scientific Games. Parmi les nouveaux titres possibles à venir, on retrouve la compagnie Black Tie Ventures qui a fait part de ses intentions.
Selon M. Allard, certaines entreprises seront à surveiller en 2017, comme «TSO3, ils sont mûrs. Il devrait bien aller. Nemaska et Opsens également. Il y a aussi l'Industrielle Alliance qui veut magasiner à coups de 300 millions $ aux États-Unis», conclut-il.