Finavia, qui gère 25 aéroports en Finlande, dont celui d'Helsinki, a fait l'acquisition du système de détection de liquides explosifs d'Optosecurity.

Percée en Finlande pour Optosecurity

En prévision de la levée progressive de l'interdiction d'apporter des liquides à bord des avions, des administrations aéroportuaires à travers le monde se tournent vers une entreprise de Québec pour les aider à détecter la présence de produits explosifs dans les bouteilles se trouvant dans les bagages de cabine des passagers.
Optosecurity a annoncé, mardi, que Finavia, une société gouvernementale qui gère 25 aéroports en Finlande, avait fait l'acquisition de son système de détection de liquides explosifs. Le montant de la transaction n'a pas été dévoilé. 
L'OptoScreener est un logiciel qui permet, à partir des appareils à rayon X installés aux points de fouille des aéroports, d'identifier les propriétés physiques des liquides contenus à l'intérieur d'un récipient pour différencier, par exemple, la nitroglycérine du sirop d'érable. 
Il y a bientôt deux ans, Optosecurity obtenait le feu vert de la Conférence européenne de l'aviation civile pour vendre sa technologie aux aéroports du Vieux Continent. 
Technologie québécoise aux États-Unis
Aux États-Unis, la Transport Security Administration est sur le point de mettre à l'essai la technologie québécoise. Depuis les attentats déjoués en 2006 à l'aéroport de Heathrow, il est interdit aux passagers d'emporter avec eux des contenants de liquide de 100 ml et plus. Or, cette interdiction va graduellement être levée. 
«Nous estimons qu'OptoScreener constituera un élément important de notre système de sécurité aux points de fouille au fur et à mesure que l'interdiction sur la présence des liquides dans les bagages de cabine va disparaître», a indiqué l'un des dirigeants de Finavia, Kari Nurmela.