Selon Karl Littler, vice-président du Conseil canadien du commerce de détail, plusieurs de ceux qui travaillent ou étudient actuellement à domicile ne l’ont jamais fait auparavant. Certains qui travaillaient occasionnellement à domicile l’ont peut-être fait avec des installations de fortune, mais lorsqu’ils le font toute la semaine, ils ont besoin d’un mobilier de bureau plus durable et adapté à l’usage.
Selon Karl Littler, vice-président du Conseil canadien du commerce de détail, plusieurs de ceux qui travaillent ou étudient actuellement à domicile ne l’ont jamais fait auparavant. Certains qui travaillaient occasionnellement à domicile l’ont peut-être fait avec des installations de fortune, mais lorsqu’ils le font toute la semaine, ils ont besoin d’un mobilier de bureau plus durable et adapté à l’usage.

Pénurie de mobilier de bureau à cause de la COVID-19 et du télétravail 

Maan Alhmidi
La Presse canadienne
OTTAWA — Alors que les Canadiens continuent de travailler et d’étudier à domicile cet automne, dans l’attente d’une éventuelle deuxième vague de cas de COVID-19, les magasins de meubles commencent à manquer de bureaux, de chaises et d’autres fournitures pour les bureaux à domicile.

Une porte-parole d’IKEA Canada, Kristin Newbigging, a indiqué lundi que la société constatait une demande accrue de produits dont les gens ont besoin pour créer des espaces de travail et d’étude dans leurs maisons, alors que les fournisseurs étrangers sont aux prises avec des fermetures causées par la pandémie.

IKEA compte environ 1000 fournisseurs de mobilier de maison dans 50 pays à travers le monde. Ses principaux fournisseurs se trouvent en Chine, en Pologne, en Italie, en Lituanie, en Suède et en Allemagne, dont plusieurs ont été durement touchés par la pandémie.

«Même si nos fournisseurs sont à nouveau opérationnels, ils reçoivent des commandes nettement supérieures à leur demande normale», a souligné Mme Newbigging.

Cette demande crée un effet d’entraînement qui met une pression supplémentaire sur la production et la distribution, a-t-elle ajouté.

«Faire des affaires pendant la pandémie de COVID-19 a présenté des défis que personne n’aurait pu prévoir.»

Pas étonnant

Karl Littler, vice-président du Conseil canadien du commerce de détail, a indiqué qu’il n’était pas particulièrement étonnant que le marché n’ait pas anticipé la flambée de la demande d’articles de bureau à domicile.

Plusieurs de ceux qui travaillent ou étudient actuellement à domicile ne l’ont jamais fait auparavant. Certains qui travaillaient occasionnellement à domicile l’ont peut-être fait avec des installations de fortune, mais lorsqu’ils le font toute la semaine, ils ont besoin d’un mobilier de bureau plus durable et adapté à l’usage, a estimé M. Littler.

Selon lui, de nombreux facteurs se sont conjugués pour faire pression sur le système, notamment la fermeture des magasins de meubles à travers le pays pendant de longues périodes et la difficulté de transporter autant de marchandises volumineuses vers les magasins et les acheteurs.

«Je pense que la pression persistera pendant quelques mois», a-t-il dit, mais l’offre finira par répondre à la demande.

«Les meubles ne sont pas un produit de tous les jours [...]. Une fois que vous les avez achetés, vous les avez.»

Alors que de plus en plus d’entreprises demandent à leurs employés de continuer à travailler à domicile, la demande de mobilier de bureau restera à un niveau élevé, et il sera difficile pour les fabricants et les détaillants de prédire parfaitement quelle sera la demande sur une base continue, a fait valoir M. Littler.

«L’état d’équilibre, une fois qu’il sera atteint, se trouvera à un niveau plus élevé qu’avant la COVID-19», a-t-il déclaré.

Cet article a été produit avec l’aide financière des Bourses Facebook et La Presse Canadienne pour les nouvelles.