Pénurie de main-d'œuvre: Facebook à la rescousse

En quelques jours, 72 personnes ont postulé pour un emploi dans l’une des entreprises membres de la Société de développement commercial de la 3e Avenue, dans Limoilou. Un résultat qui a surpris l’organisation de promotion économique qui voulait passer le mot…

Il n’y a rien de révolutionnaire dans sa stratégie de recrutement, convient le directeur général de la SDC 3e Avenue, Sébastien Chamberland. «On ne pense pas changer le monde avec cette formule-là.»

Sauf que le résultat obtenu en faisant la publicité des entreprises de Limoilou via les réseaux sociaux l’a étonné. D’autant plus que la pénurie de main-d’œuvre affecterait grandement les commerces de proximité.

La SDC a donc demandé à ses quelque 120 membres quels sont leurs besoins. «C’est vraiment très, très varié. […] Il y a toutes sortes de postes. Il y a des postes temps plein, temps partiel.» Commis d’épicerie, plongeur, cuisinier, serveur, boulanger, barbier, réparateur de vélo, vendeur… Certains au salaire minimum, d’autres mieux rémunérés.

Plutôt que de les afficher simplement sur son site Internet, il a publicisé son offre via le nouveau service «emplois» de Facebook, poursuit-il. Entre autres possibilités, M. Chamberland pouvait réduire le territoire géographique de diffusion en ciblant des personnes habitant à proximité. Ce qu’il a fait.

Et les internautes intéressés pouvaient postuler en cliquant sur l’annonce. La SDC 3e Avenue a alors accès aux profils Facebook des candidats et peut ainsi effectuer un premier tri; un pensez-y-bien.

«J’ai été surpris. J’ai reçu plusieurs, plusieurs dizaines de c.v.», se félicite Sébastien Chamberland. «Honnêtement, ce ne sont pas tous des très bons c.v.» Mais des candidatures intéressantes auraient été transmises aux commerçants. Après, il appartient à l’employeur de poursuivre le processus d’embauche.

«On ne réinvente pas la roue.» Mais il voulait raconter son expérience pour que d’autres SDC puissent s’en inspirer.