Cette obligation a entraîné, selon le président d’Olymel, des problématiques au niveau de la production, entre autres à l’usine de Saint-Henri, près de Lévis, le PDG d’Olymel, Réjean Nadeau

Pénurie de main-d’oeuvre : le plafond des travailleurs étrangers autorisés trop bas selon le PDG d’Olymel

Le pdg d’Olymel, Réjean Nadeau demande au gouvernement fédéral d’augmenter le plafond à 15 voir 20 % de travailleurs étrangers dans les usines pour répondre au problème de pénurie de main-d’oeuvre.

Mis en place par le gouvernement conservateur en 2014 et entré en vigueur à l’été 2016 pour éviter les abus et privilégier l’embauche de Canadiens, ce plafond n’autorise que 10 % d’étrangers sur la totalité des employés à bas salaire. 

«Si tu as 400 employés dans l’usine, tu as droit à 40 employés étrangers. Dans la plupart de nos usines, on est rendu proche de cette limite», a indiqué M. Nadeau, jeudi, en marge d’un point de presse de la Coop fédérée réunie en congrès annuel à Québec.

Cette obligation a entraîné, selon le président d’Olymel, des problématiques au niveau de la production, entre autres à l’usine de Saint-Henri, près de Lévis où il a fallu refuser de la croissance. «À Québec, c’est le plein emploi. On a aussi sous-estimé l’impact des vacances et surestimé l’arrivée des étudiants qui ont été moins là. Ils avaient sans doute d’autres choix compte tenu de la situation de l’emploi», a expliqué M. Nadeau, qui assure avoir des plans pour ne pas revivre les mêmes difficultés cette année. 

Le secteur agricole aussi touché

Le vice-président exécutif agricole de la Coop fédérée, Sébastien Léveillé se demande également comment résoudre la pénurie de main-d’oeuvre dans le secteur agricole, en particulier dans les fermes. «Il faut être créatif pour être capable d’amener les gens vers les fermes, qui sont souvent des métiers moins connus. Les gens peuvent avoir quelques inquiétudes. On essaie de promouvoir ces emplois-là», a-t-il mentionné. 

Selon lui, le plein emploi est une bonne nouvelle pour l’économie du Québec, mais il peut aussi entraîner un ralentissement des activités et une surcharge de travail pour les employés. 

«De nombreux employés sont obligés de faire des heures supplémentaires. On veut être capable de diminuer les heures supplémentaires pour combler les opérations», a-t-il reconnu. «Il y a des programmes de travailleurs étrangers qui existent, et qu’on est en train de mettre en place», a-t-il poursuivi.

Ventes records pour la Coop 

Les investissements réalisés en 2018 ont confirmé le succès du plan quinquennal de la Coop fédérée mis en place en 2013, alors qu’elle a engendré des ventes records de 6,5 milliards $.

«L’année 2018 a été une année charnière pour nous, puisque nous avons pris des décisions d’investissements majeurs qui contribueront à rendre la Coop fédérée et le monde agroalimentaire d’ici plus compétitif», a déclaré le président de la Coop, Ghislain Gervais. 

Au cours des derniers mois, La Coop fédérée a procédé à l’acquisition de plusieurs entreprises au Québec et ailleurs au Canada. Elle a aussi conclu de nouvelles ententes de partenariats, comme l’achat de Standard Nutrition Canada, d’Aliments Triomphe. De plus, des investissements massifs ont été réalisés en immobilisations, que ce soit pour l’aménagement d’un nouveau terminal de transbordement de grains dans le port de Québec, le projet d’usine de fertilisants d’urée et de méthanol à Bécancour, la modernisation d’usines de transformation alimentaire, et l’ouverture par BMR du nouveau magasin La Shop à Montréal. 



Faits saillants de l’année 2018

. Ventes records de 6,5 G$
. Excédent avant ristournes et impôts de 210,7 M$
. Avoir et actions privilégiées de 1,5 G$
. Actif de 3,3 G$
. 42,4 M$ versés en ristournes aux coopératives membres
. 11,2 M$ en dividendes aux membres de la Filière porcine coopérative

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SILOS : LA COOP FÉDÉRÉE CRÉE UN COMITÉ POUR RÉPONDRE AUX INQUIÉTUDES DES CITOYENS

La Coop fédérée, qui vient d’acheter les deux dômes géants du port de Québec, et qui prévoit de construire huit autres silos d’ici 2021, a mis en place un comité afin de trouver les meilleures solutions possibles pour répondre aux inquiétudes citoyens. 

«Il y a un comité qui se penche là-dessus actuellement pour voir de quelle façon on peut répondre aux inquiétudes des citoyens et aller plus loin sur le côté visuel. Quand on les a rencontrés, on a présenté très clairement ce qu’on allait faire et les gens ont compris que le visuel est moins pire que ce qu’ils pensaient», a mentionné le vice-président exécutif agricole de la Coop fédérée, Sébastien Léveillé, jeudi, en marge d’un point de presse de la Coop fédérée réunie en congrès annuel à Québec.

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Selon M. Léveillé, qui s’est entretenu avec le maire de Québec, il y a quelques semaines, les futurs silos vont créer de la richesse chez les familles agricoles et contribuer à la vitalité économique de Québec. «On va être capable d’exporter leur grain, créer de la valeur avec leur terre», a-t-il plaidé. «C’est un produit naturel, il n’y a pas de pollution, je pense que ça va être un produit visuel très acceptable», a-t-il poursuivi. 

M. Léveillé promet également une nuisance à peine perceptible sur la circulation au plus fort des opérations l’automne. «Les cultures sont ramassées et exportées l’automne, donc on parle de quelques semaines», a-t-il fait valoir. 

Le terminal sera utilisé dès cet automne pour les exportations avec les silos qui sont déjà en place. La phase finale du projet avec la construction de huit nouveaux silos est prévue pour 2021.

La Coop fédérée participera également à l’aménagement de la Promenade de l’Anse-au-Foulons.