Statistique Canada révèle que le taux de chômage a baissé pour s’établir à 5,7 % en décembre, comparativement à 5,9 % le mois précédent.

Pas de congé pour l'emploi à Québec

L’année 2017 aura donné des sueurs froides aux chefs d’entreprises, notamment en raison de la valse du taux de chômage, signe de la rareté de la main-d’oeuvre. À terme: ce sont tout de même 3800 emplois qui ont été créés dans la région métropolitaine de recensement (RMR) de Québec.

Selon les données de l’Enquête sur la population active publiées vendredi par Statistique Canada, la RMR de Québec, qui couvre essentiellement les territoires des villes de Québec et de Lévis, a terminé l’année avec 442 000 emplois. 

L’an dernier, en raison notamment du manque de main-d’oeuvre, la région avait enregistré une perte nette de 3100 postes.

Quant au taux de chômage, il est demeuré le deuxième plus faible au pays en 2017, soit à 4,2 %, tout juste derrière la ville de Victoria en Colombie-Britannique (3,9 %).

«Le taux de chômage demeure sous la barre des 5 % pour une troisième année consécutive; 4,8 % en 2015 et 4,6 % en 2016», indique Québec International. «La croissance de l’emploi à plein temps [13 100 emplois] s’est maintenue et a supplanté la baisse observée du côté de l’emploi à temps partiel [-8900 emplois]», poursuit-il. 

À l’image du mois d’août, décembre a enregistré un taux de chômage sous la barre des 4 %, soit à 3,9 %. Rien pour arrêter les maux de tête des dirigeants à la recherche de bras.

Vendredi, sur le site d’Emploi-Québec, 1695 postes étaient à pourvoir dans la Capitale-Nationale et 897 du côté de Chaudière-Appalaches.

En décembre, le secteur de la construction  a tiré son épingle du jeu. Environ 300 emplois ont été créés par rapport à 2016 en raison de la bonne tenue des marchés résidentiels et non résidentiels. L’industrie manufacturière a aussi fait bonne figure pour atteindre en tout et partout 35 000 emplois (+700), il s’agit d’un sommet en 2 ans.

Du côté des services, «le nombre d’emplois a maintenu une tendance haussière, mais la région doit tout de même s’ajuster au repli observé dans l’ensemble des services publics», analyse Québec International, ajoutant que les travailleurs âgés de 25 à 54 ans ont été fortement sollicités l’an dernier.

Québec

Pour Québec, l’année 2017 aura été plutôt respectable. Le marché du travail a connu une création de 86 700 postes.  C’est 4100 de moins qu’en 2016 qui avait aussi été une excellente cuvée.

«L’augmentation du travail à temps plein a représenté près de la totalité de la croissance de l’emploi dans la province», indique Statistique Canada.

En décembre, le taux de chômage est descendu à 4,9 % et 26 900 personnes à la recherche d’un travail ont finalement déniché un boulot.

Canada

À travers le pays, 2017 aura été une année «exceptionnel» avec la création de 422 500  postes. À titre de comparaison, l’emploi avait augmenté de 229 000 en 2016.

Pour décembre, le taux de chômage (5,7 %) a atteint un creux historique depuis 1976. 

«Alors que plusieurs prévisionnistes s’attendaient à ce que la forte création d’emplois observée en novembre [79 500] soit suivie d’un certain ressac, les résultats de décembre ont déjoué les pronostics avec une autre hausse significative de l’emploi [78 600]», note un rapport de l’équipe économique du Mouvement Desjardins.

Mentionnons qu’il s’agit d’un treizième mois consécutif où un gain est enregistré. De quoi se bomber le torse.

«Cette importante amélioration du marché du travail entraîne une accélération de la croissance des salaires alors que la variation annuelle du salaire horaire moyen est récemment montée à près de 3 %. Le même constat est observé au sein de la rémunération hebdomadaire moyenne issue de l’enquête effectuée auprès des entreprises», souligne Desjardins.

États-Unis

Du côté du pays de Donald Trump, l’année 2017 ne passera pas à l’histoire. Il s’est créé 2 055 000 postes, soit 185 000 de moins qu’en 2016.

Pour décembre, le taux de chômage est demeuré stable à 4,1 % pour un troisième mois d’affilée. La moyenne de l’année a été 4,4 %, soit une diminution par rapport aux deux précédentes cuvées. Les taux chômage avaient alors été de respectivement 4,9 % et 5,3 %.

«Après deux mois de forte croissance, le marché du travail américain a repris son souffle. Le résultat de 148 000 embauches [en décembre] est largement sous les attentes consensuelles qui tablaient sur 190 000 nouveaux emplois», indique un rapport de l’équipe économique du Mouvement Desjardins.

Ce ralentissement s’explique entre autres par la coupe de 27 000 postes chez les magasins de marchandises générales. 

«On note aussi la pire croissance de l’emploi au sein des services professionnels depuis janvier 2016. Cette faiblesse est en partie causée par la perte de 15 400 emplois au sein des services comptables, peut être une conséquence de la réforme fiscale», conclut Desjardins.  Avec La Presse canadienne