Pas de «chèque en blanc» au Phare, assure Labeaume

L’administration Labeaume a tenu vendredi à «ajuster» le message du Groupe Dallaire, en précisant que l’avis favorable de la commission d’urbanisme au projet du Phare à Sainte-Foy n’équivaut pas à l’émission d’un «chèque en blanc».

Le Soleil révélait vendredi que le Groupe Dallaire a obtenu au cours des derniers jours le feu vert de la commission d’urbanisme de la Ville pour la réalisation de son complexe immobilier, dont la tour principale sera de 65 étages.

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«C’est un avis favorable sur les grandes orientations à l’implantation. On n’est pas à la veille d’émettre un permis», a précisé la conseillère Suzanne Verreault, présidente de la commission d’urbanisme.

C’est qu’elle ne veut pas donner l’impression que les consultations publiques à venir sur le projet ne serviront à rien. «Il va y avoir les consultations sur l’ensemble du projet. Par la suite le promoteur doit revenir devant la commission d’urbanisme pour obtenir un permis pour chaque phase de construction», ajoute Mme Verreault.

Du même souffle, elle souligne que le Groupe Dallaire «a travaillé fort» pour répondre aux exigences de la commission. «Ils sont retournés à la table à dessin et sont revenus avec quelque chose d’intéressant. Je suis assez fier des travaux de la commission. On a été assez sévère. Ils vont maintenant présenter leur projet à la population.» Mais quand?

À ce sujet, le maire de Québec dit tenter de démarrer les consultations avant l’été, sans encore pouvoir confirmer une date. La sortie de son administration vendredi après la publication du reportage visait simplement à ne pas donner «l’impression que les commissions sont bidon», renchérit-il. D’aucune manière, il n’a été offensé par la sortie publique du Groupe Dallaire. «C’est un promoteur qui parle de don projet, je n’ai pas de problème avec ça», conclut-il.

Dans ce reportage, le président du groupe, Michel Dallaire, expliquait que le projet a évolué depuis la première mouture de 2016. Les architectes ont retravaillé les façades. Par exemple, des balcons ont été insérés aux unités résidentielles, condos et logements, de ce qui sera le plus haut gratte-ciel à l’est de Toronto.

Si tout se déroule selon l’échéancier prévu, les travaux de ce chantier de 650 millions $ débuteraient à l’hiver 2019. Il prévoit toujours la construction de quatre tours, dont trois entre 15 et 45 étages, d’une place publique et d’une salle de concert.