Parcs éoliens de la Seigneurie de Beaupré: place à l'énergie verte

Après trois ans de construction, la première phase des Parcs éoliens de la Seigneurie de Beaupré est désormais apte à alimenter le réseau d'électricité du Québec avec de l'énergie verte.
L'investissement de 750 millions $ a permis la construction de 126 éoliennes, totalisant 272 mégawatts de puissance. Les deux parcs éoliens pourront fournir à eux seuls une énergie propre équivalant à l'approvisionnement annuel de 50 000 foyers. Plus de 1,5 million d'heures de travail auront été nécessaires pour réaliser le projet.
«Nous sommes très fiers de souligner le début de l'exploitation de la phase I des Parcs éoliens de la Seigneurie de Beaupré, en particulier en raison des retombées économiques importantes générées par ce projet», a indiqué Sophie Brochu, présidente et chef de la direction de Gaz Métro, lors de l'inauguration, jeudi.
«Jusqu'à présent, cet engagement va bien au-delà des attentes initiales», ajoute-t-elle. Rappelons que la première phase du projet est en activité depuis décembre 2013. «Avant de construire, pendant de nombreuses années, il y a eu des mâts de mesure. C'est là que réside l'art de calibrer un projet éolien.»
La phase de développement, où notamment on évaluait le potentiel éolien, aura duré près de quatre ans, de 2007 à 2010.
Les dirigeants des parcs évaluent les retombées économiques jusqu'à présent liées à la phase I à 235 millions $ pour la grande région de Québec, incluant 28 millions $ pour la MRC de La Côte-de-Beaupré et 2,5 millions $ pour la MRC de Charlevoix.
«On est un gouvernement qui a toujours pris à coeur la filière éolienne», souligne Caroline Simard, députée de Charlevoix-Côte-de-Beaupré. «L'inauguration d'un projet comme aujourd'hui [jeudi] est importante, car c'est de la création d'emplois.»
Installé sur les terres du Séminaire de Québec, le projet a permis à près de 1000 travailleurs de faire sortir les turbines de terre, rappelle au Soleil Étienne Champagne, directeur des Parcs éoliens de la Seigneurie de Beaupré. «C'est une logistique impressionnante, avec un réseau de 140 kilomètres.»
D'ailleurs, l'accès aux Parcs éoliens est très contrôlé. Il faut être accompagné pour pouvoir se déplacer dans ce labyrinthe de routes de terre. La plus haute éolienne se situe à 1182 mètres. Chaque pale fait 41 mètres de longueur, ce qui équivaut à environ quatre autobus scolaires.
Les trois projets de la Seigneurie de Beaupré totaliseront 365 mégawatts de puissance. Les parcs compteront 165 turbines dont la hauteur variera entre 64 et 98 mètres. Ils répondront à l'équivalent de la consommation électrique annuelle de plus de 65 000 foyers québécois.
Les 68 MW de la phase II (28 turbines) devraient être mis en service en décembre, et les 25 MW du projet communautaire (11 turbines) avec la MRC de La Côte-de-Beaupré devraient s'ajouter à la fin de 2015.
L'ensemble formera l'un des plus grands parcs éoliens au Canada. À terme, le projet nécessitera des investissements de près de 1 milliard $.
Recours collectif
Excédés par la poussière et le bruit, des citoyens de Saint-Ferréol-les-Neiges avaient déposé en 2013 une requête pour intenter un recours collectif contre les promoteurs du parc éolien.
«Le recours suit son cours légal. On discute toujours avec les riverains et on espère trouver une solution pour régler la problématique», a conclu Patrick Lemaire, président et chef de la direction de Boralex.