Bien que le projet de Sainte-Luce ait été abandonné, avec l'objectif de 4000 MW à l'horizon 2015, l'industrie éolienne aura alors injecté au Québec plus de 5,8 milliards $ d'investissements.
Bien que le projet de Sainte-Luce ait été abandonné, avec l'objectif de 4000 MW à l'horizon 2015, l'industrie éolienne aura alors injecté au Québec plus de 5,8 milliards $ d'investissements.

Parc éolien: Ste-Luce veut tourner la page sur le projet Kruger

Carl Thériault, collaboration spéciale
Le Soleil
Il faut tourner la page sur le projet de parc éolien du promoteur Kruger à Sainte-Luce, près de Rimouski, convient Yves G. Ouellet, membre du groupe qui avait milité pour le rejet du règlement municipal limitant l'implantation d'éoliennes dans cette localité à cinq kilomètres des rives du Saint-Laurent.
«Pour moi, le projet de Kruger est mort. Il faut tourner la page. S'il y avait des modifications, ce ne serait pas la même chose. Il faut dire que le vrai projet en préparation par Kruger n'a jamais été présenté parce que la municipalité n'a pas laissé le temps au promoteur. Au fond, lors du référendum, seulement 21 % de la population totale a dit qu'il fallait respecter le règlement alors que plusieurs électeurs ont compris qu'en votant oui il y aurait quand même des éoliennes», soutient M. Ouellet, qui songe à se présenter en politique municipale.
La ministre des Ressources naturelles, Nathalie Normandeau, a déclaré mardi que le projet éolien de Kruger à Sainte-Luce ne se réalisera pas pour retenir la possibilité qu'il soit plutôt pris en charge par des regroupements régionaux de municipalités ou des communautés autochtones.
«J'ai le goût de me présenter comme conseiller ou à la marie pour parler de développement économique. Je sens un désir de changement, mais il faut que cela se manifeste plus que ça.» Le règlement restrictif de Sainte-Luce l'avait emporté par 52,4 % des suffrages. Quelque 40 % des 2357 électeurs avaient voté.
Le projet de Kruger Énergie, qui consistait à ériger 34 éoliennes au coût de 200 millions $, est le premier projet provenant des appels d'offres d'Hydro-Québec à être rejeté indirectement par un règlement municipal. Le projet de Kruger Énergie avait été accepté par la société d'État lors du deuxième appel d'offres de 2000 mégawatts.