Depuis plusieurs mois, les pannes sont chose courante en Minganie, particulièrement à Havre-Saint-Pierre.

Pannes d'électricité en Minganie: les élus n'en peuvent plus

Les autorités politiques de la Minganie n'en peuvent plus de vivre des pannes d'électricité à profusion, surtout durant la période de grands froids. Ils demandent donc à Hydro-Québec de sécuriser rapidement son réseau, d'accélérer son temps d'intervention et, surtout, d'améliorer ses communications avec le milieu.
Depuis plusieurs mois, les pannes sont chose courante en Minganie, particulièrement à Havre-Saint-Pierre. Certaines sont planifiées, notamment en lien avec le chantier hydroélectrique de la rivière Romaine, un peu au nord-est, ou en raison de la construction d'un nouveau secteur résidentiel. D'autres pannes ne le sont toutefois pas, et la région s'interroge.
«Nous n'avons pas su exactement la cause des problèmes, mais nous avons été clairs sur l'importance de réduire le temps d'intervention, sur la nécessité de sécuriser le réseau et les équipements ainsi que sur l'obligation de déposer un échéancier de réalisation des correctifs à court et à long terme», de lancer le maire de Havre-Saint-Pierre, Berchmans Boudreau.
La dernière panne, le 3 janvier, a privé certains édifices et résidences de Havre-Saint-Pierre et de Rivière-au-Tonnerre d'électricité pendant près de 24 heures. Selon le préfet de la MRC de Minganie, il a fallu plusieurs heures avant que les travaux de rebranchement débutent.
«Il est clair qu'Hydro-Québec ne peut pas prévoir les pannes, mais la société d'État peut mieux les gérer et rétablir le courant plus rapidement», a ajouté Luc Noël, qui croit que pour ce qui est des arrêts planifiés, Hydro pourrait éviter des interruptions plusieurs jours d'affilée en plein hiver.
Problème non identifié
Du côté de la société d'État, on reconnaît qu'il y a un problème, qui n'est cependant pas identifié pour l'instant. «Est-ce à cause du froid, de la construction du nouveau quartier ou d'une surcharge du réseau? Tout ça reste à déterminer», a signalé la responsable des relations avec le milieu à la direction régionale d'Hydro-Québec, Sandra Chiasson. «On dresse présentement un bilan afin de rencontrer les autorités de la Minganie cette semaine. On veut auparavant bien connaître l'état du réseau afin de voir si ça ne cause pas certaines pannes.»
Quant aux arrêts planifiés, Mme Chiasson assure que la société d'État fait pour le mieux. «Les arrêts planifiés, c'est souvent un mal nécessaire. Ce n'est certainement pas un geste irréfléchi, c'est parce qu'on a des raisons de croire que ce serait pire si on attendait. Idéalement, personne ne souhaite faire des interruptions de service en hiver», a conclu la porte-parole.