Loin de critiquer les sommes en moins que le gouvernement versera à sa ville, le maire Labeaume a réitéré son soutien inébranlable au premier ministre Philippe Couillard dans sa lutte contre le déficit.

Pacte fiscal: Labeaume «comprend» les coupes de 20 millions $ pour Québec

Loin de la colère de certains élus qui crient à la «trahison», le maire de Québec, Régis Labeaume, «comprend» et «accepte» les compressions imposées dans le pacte fiscal transitoire présenté mercredi. Pour Québec, la ponction est de 20 millions $.
«Ça nous fait jamais plaisir, mais on a compris. Et à la Ville de Québec, on accepte d'être partenaires», a déclaré le maire de Québec en conférence de presse à l'Assemblée nationale mercredi.
Loin de critiquer ces sommes en moins du gouvernement pour sa ville, M. Labeaume a réitéré son soutien inébranlable au premier ministre Philippe Couillard dans sa lutte contre le déficit. «C'est dans les mauvais jours qu'on connaît aussi les vrais partenaires, je pense», a lancé M. Labeaume à l'attention de M. Couillard et des ministres Pierre Moreau et Carlos Leitão qui ont confirmé mercredi des coupes de 300 millions dans les transferts aux provinces, soit 1,2 % du budget municipal.
La somme représente 20 millions $ pour Québec et 75 millions $ pour Montréal.
«Nous ne croyons pas que c'est la dette des autres. Nous croyons que nous avons une part dans cette responsabilité collective. Nous avons décidé de faire partie de la solution», a dit M. Labeaume. Une position reprise par le maire de Montréal, Denis Coderre.
Même s'il se doutait de coupes à venir, le budget de la Ville de Québec était bouclé au moment où le couperet est tombé, a dit M. Labeaume. Mais un nouveau budget sera prêt sous peu et la baisse de 20 millions $ ne touchera pas les taxes qui seront de nouveau augmentées selon l'inflation, a-t-il assuré.
L'avenir des CRE
Après avoir obtenu du gouvernement Couillard le projet de loi 3 sur les régimes de retraite dont il avait fait son cheval de bataille, Régis Labeaume a aussi été entendu sur une autre revendication : l'abolition des conférences régionales des élus.
«Le gouvernement répond à une demande que nous avons faite collectivement», a-t-il dit en allusion à la sortie, en février, de plusieurs maires de la Communauté métropolitaine de Québec dont il est président. 
Comme il l'avait déjà commenté lundi, le maire s'est aussi dit mercredi «très heureux» de l'abolition des centres locaux de développement et de la reprise des budgets par la Ville.
On ne sait toutefois pas encore comment ces instances, respectivement de développement économique et d'accompagnement aux entreprises, pourront être intégrées à la Ville.
Les façons de faire seront rendues publiques sous peu, a-t-il dit.
M. Labeaume assure toutefois que les entreprises «ne perdront rien» et que davantage d'argent ira dans les poches des entrepreneurs  plutôt qu'en frais d'administration.
Faits saillants du pacte fiscal transitoire
• Transferts totalisant 3,4 milliards $
• Coupes totalisant 300 millions $ dans les transferts aux municipalités
• Abolition des centres locaux de développement 
• Abolition des conférences régionales des élus et transfert des budgets aux MRC
• Bonification de 50 millions $ du Programme d'aide à la voirie locale
• Ce pacte fiscal transitoire qui s'appliquera du 1er janvier au 31 décembre 2015 sera suivi de négociations pour un pacte à plus long terme à partir de 2016.