Le contrat entre le fédéral et Davie, qui sera annoncé vendredi, devrait permettre de maintenir 200 emplois au cours des deux prochaines années, selon une source gouvernementale.

Ottawa achètera trois brise-glaces de Davie

OTTAWA — Le gouvernement fédéral annoncera vendredi qu’il se porte acquéreur de trois brise-glaces qui seront convertis par le chantier naval Davie, selon deux sources au fait du dossier. Le premier brise-glace sera opérationnel dès décembre 2018, donc à temps pour la prochaine saison hivernale.

Le ministre Jean-Yves Duclos doit en faire l’annonce au chantier situé à Lévis en avant-midi.

Le gouvernement et l’entreprise avaient entamé des négociations en janvier. Le contrat n’est toutefois pas à la hauteur des attentes de Davie, qui espérait créer 800 emplois. Il permettra plutôt de maintenir 200 emplois au cours des deux prochaines années, selon une source gouvernementale.

Le chantier maritime avait soumis, il y a deux ans, un projet pour convertir quatre brise-glaces commerciaux et les louer au gouvernement canadien afin de combler à court terme les besoins de la Garde côtière dont la flotte est vieillissante.

Or, Ottawa a plutôt choisi d’acheter trois des quatre brise-glaces, mettant le plus imposant de côté. Le travail de conversion serait également moins important que ce que Davie proposait.

L’entreprise presse le gouvernement depuis des mois de lui octroyer de nouveaux contrats. Plus de 1000 travailleurs ont été mis à pied depuis le mois de novembre. Ceux-ci avaient travaillé à la conversion de l’Asterix, un porte-conteneurs transformé en navire ravitailleur qui a été livré à la Marine royale canadienne à la fin décembre.

Le chantier Davie avait été écarté en 2011 de la Stratégie de construction navale élaborée par le gouvernement conservateur précédent. L’entreprise connaissait alors d’importantes difficultés financières.

La Garde côtière a un besoin urgent de nouveaux brise-glaces. Les passagers d’un traversier qui faisait le trajet entre Lévis et Québec sont demeurés coincés durant plus de quatre heures l’hiver dernier parce que le brise-glace qui devait aller leur porter secours était en panne.