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L’ambassadrice canadienne aux États-Unis soutient que le Canada dispose actuellement d’un beau levier pour négocier avec Washington une solution au vieux litige sur le bois d’oeuvre, un produit d’exportation frappé de tarifs douaniers américains.
L’ambassadrice canadienne aux États-Unis soutient que le Canada dispose actuellement d’un beau levier pour négocier avec Washington une solution au vieux litige sur le bois d’oeuvre, un produit d’exportation frappé de tarifs douaniers américains.

Ottawa a un levier pour régler le litige sur le bois d’oeuvre, croit l’ambassadrice

La Presse Canadienne
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L’ambassadrice canadienne aux États-Unis soutient que le Canada dispose actuellement d’un beau levier pour négocier avec Washington une solution au vieux litige sur le bois d’oeuvre, un produit d’exportation frappé de tarifs douaniers américains.

Kirsten Hillman a déclaré jeudi que les prix élevés du bois pourraient empêcher le président américain, Joe Biden, d’atteindre ses objectifs de reprise post-pandémie, une initiative qui prévoit notamment la construction de logements plus abordables et plus respectueux de l’environnement.

Dans une allocution lors d’une conférence de l’industrie forestière en Colombie-Britannique, Mme Hillman a soutenu jeudi que l’administration Biden fait l’objet de pressions pour régler le vieux litige commercial avec le Canada, car les pénuries actuelles de bois d’oeuvre et les prix records des matériaux signifient que davantage d’Américains sont incapables d’accéder à la propriété.

L’ambassadrice Hillman rappelle toutefois que la Maison-Blanche et la Coalition américaine du bois n’ont pas encore manifesté leur intérêt à revenir à la table des négociations avec Ottawa.

Au coeur de ce litige, qui revient inlassablement depuis des décennies: les allégations américaines selon lesquelles le Canada subventionne injustement son industrie forestière au moyen de droits de coupe - le prix exigé par les gouvernements pour récolter les arbres sur les terres de la Couronne.

Selon Mme Hillman, le Canada croit qu’il faut avant tout parvenir à une solution négociée, mais les fonctionnaires ne feraient avancer les discussions que s’il y avait des solutions sur la table qui serviraient bien le Canada.

«Nous n’en sommes pas encore là, a-t-elle estimé jeudi. Avec le temps et les efforts coordonnés de tous, l’administration (américaine) comprendra que ces tarifs douaniers ne font que nuire aux Américains, en particulier à ceux qu’elle cherche résolument à aider: les travailleurs, les familles et les Américains à moyen et faible revenu.»

Mme Hillman a rappelé la décision de l’Organisation mondiale du commerce, en août dernier, qui concluait que le département américain du Commerce et la Commission du commerce international des États-Unis avaient eu tort d’imposer en 2017 des droits compensateurs sur le bois résineux canadien.

Le département américain du Commerce a finalement imposé l’automne dernier des droits compensateurs de près de 9 % à certains exportateurs canadiens, comparativement à un peu plus de 20 % auparavant.

La ministre canadienne du Commerce international, Mary Ng, avait alors qualifié cette baisse des tarifs de «pas dans la bonne direction», mais persistait à dire qu’ils étaient toujours sans fondement et injustes. Mme Ng a déclaré en novembre dernier que son gouvernement continuerait de rechercher un règlement négocié et de défendre les intérêts de l’industrie forestière canadienne.