Light Fall raconte l’épopée d’un garçon voyageant à travers l’univers de Numbra, un lieu ténébreux. Le personnage est à la recherche de son amie disparue dans le monde des ombres.

On a testé: des jeux québécois sur le marché

Trois jeux de studios de Québec ont pris leur envol dans l’univers des consoles au cours des derniers mois. Voici les commentaires et les impressions à la suite des essais effectués par Le Soleil.

Les ombres du monde de Light fall

Le jeu Light Fall du studio de Québec Bishop Games a finalement vu le jour sur la plateforme Steam (PC/Mac), et sur les consoles Xbox One, PlayStation 4 et Nintendo Switch.

C’est un jeu que j’ai vu naître dans un Pixel Challenge avant qu’il soit honoré par un prix Catapulte, qui lui a valu un an d’hébergement à l’incubateur Le Camp de Québec International.

Le jeu est simple et facile à comprendre. Lorsque de nouveaux défis apparaissent, les instructions suivent pour apprendre de nouvelles techniques et faire apparaître les outils permettant de continuer le niveau.

Cependant, si les instructions sont claires, il faut un bon niveau d’habileté pour traverser les différents tableaux.

Light Fall raconte l’épopée d’un garçon voyageant à travers l’univers de Numbra, un lieu ténébreux. Le personnage est à la recherche de son amie disparue dans le monde des ombres. Il utilisera un artéfact magique, le Noyau d’Ombre, en plus d’être accompagné par un vieil hibou grincheux nommé Stryx.

C’est une belle aventure dans un décor en 2D avec des jeux d’ombres intéressants.

Le plaisir de jouer se poursuit de tableau en tableau, un mode en dehors de l’aventure: un contre-la-montre compétitif où l’on rivalise contre d’autres joueurs de partout dans le monde.

Site Web: https://bishopgames.com

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Les énigmes d’Illusion: A Tale of the Mind

Le jeu Illusion: A Tale of the Mind vient de sortir des studios de production de Frima après deux ans de travail de production.

C’est un jeu d’aventure où le joueur, Emma, est perdue dans l’esprit de son père Euclide, alors qu’il est en proie à de nombreux tourments. Au fil de l’aventure, il faut empêcher l’illusionniste au cœur de l’histoire de détenir l’esprit d’Emma. Pour sortir de la tête de son père, la jeune fille devra résoudre des énigmes sous la forme de casse-tête en 2D ou dans un espace en trois dimensions, des jeux de lumière pour dévoiler un secret.

C’est donc dans un univers torturé dans le monde du cirque où le père est un homme fort, mais qui tombe dans les problèmes d’alcool lorsque la mère d’Emma le quitte pendant que la Première Guerre mondiale touche l’Europe.

Il faut ramasser des éléments de la mémoire du père, des morceaux de miroirs et d’autres objets sur le parcours qui traverse différents univers pour débloquer des passages.

L’univers glauque complexe et l’atmosphère torturée sont bien rendus. Les images sont d’une grande qualité. Par contre, le mode de jeu se complique lors des poursuites et dans certaines recherches d’objets. Il faut deviner les actions à poser pour réussir la quête. Ce n’est pas toujours limpide.

C’est le cas à la fin du premier chapitre lorsqu’il faut conduire Emma au travers des mains goudronnées de l’illusionniste qui tente de l’attraper. L’action se passe tellement loin et le personnage est si petit à l’écran qu’il a fallu, après une dizaine d’essais infructueux, que je m’approche à un pied du téléviseur pour voir les pièges et les éviter.

C’est un peu le même problème avec les sauts. Il faut une précision presque chirurgicale pour réussir certains parcours.

L’idée de base est particulièrement intéressante, mais le plaisir décroît avec l’usage: les imprécisions du jeu coupent l’envie de jouer.

Le jeu a été conçu pour PC, PlayStation 4 et Xbox One.

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La folie de Just Shapes & Beats

Si vous avez un besoin pressant de vous défouler, je vous suggère fortement le jeu Just Shapes & Beats. Le rythme, la musique, les mouvements qui deviennent de plus en plus rapides dans un rythme infernal à force de traverser les tableaux vous sortiront assurément de votre état de crise, à moins qu’il ne vous fassent craquer.

Chose certaine, à un niveau supérieur, on commence à aimer détester la difficulté. Après une ou deux heures intenses, on se sent plus calme...

Le jeu est sorti sur la console Nintendo Switch et sur la plateforme en ligne Steam à un peu plus de 20 $. C’est un tableau déroulant en 2D dans lequel les actions provoquent des réactions visuelles et des effets musicaux.

Je me souvenais du jeu, car je l’ai vu naître pendant le Pixel Challenge en 2014 alors que je faisais partie de l’équipe des juges de la compétition. Le programmeur était en train de patenter une histoire à rendre un cerveau tout croche tellement le niveau de difficulté était particulièrement élevé: je ne faisais guère plus de 10 ou 15 secondes en tendant d’éviter les obstacles à l’écran pour faire traverser l’objet au bout du premier tableau.

Dans cette version finale, j’ai pu terminer une bonne dizaine de tableaux avant d’entendre mes jointures et mes mâchoires grincer plus fort que la musique techno dans les haut-parleurs.

Vous comprendrez rapidement en regardant la bande-annonce: https://youtu.be/ahYGcSR56rQ

C’est amusant!

Sites Web: 

http://www.justshapesandbeats.com/

http://www.berzerkstudio.com/