L’équipe de Novo SST à Québec

Novo SST : Santé!

En 2013, Aon Hewitt se départissait de sa pratique des mutuelles de prévention au Québec. Le Groupe Conseil Novo SST prenait alors le flambeau.

Du jour au lendemain, le patron de la centaine d’employés répartis à Québec et à Montréal n’était plus la plus grande société mondiale de services-conseils et d’impartition dans le domaine des ressources humaines, mais une PME québécoise.

«Les travailleurs n’ont rien perdu à la suite de la transaction», assure le pdg de Novo SST, René Boivin, «mais il y avait une perception assez généralisée à l’effet que les choses n’allaient plus être pareilles, que les avantages sociaux offerts par une PME ne pouvaient pas rivaliser avec ceux proposés par une société de la taille d’Aon Hewitt. Il fallait rassurer les gens.»

Il fallait éviter une désertion des talents. Surtout dans un contexte de rareté de main-d’œuvre. «Dans le domaine de la santé et sécurité du travail, ce n’est déjà pas une sinécure de recruter du personnel. C’est encore plus difficile de retenir les meilleurs.»

Engagée sur la voie de la croissance — l’entreprise épaule aujourd’hui des milliers de clients comme Jean Coutu, St-Hubert, la Coop fédérée ou l’Association de la construction du Québec dans leurs efforts pour hausser leur performance en matière de santé et de sécurité du travail — Novo SST vient d’emménager dans de nouveaux locaux à Québec et à Longueuil.

La direction de l’entreprise a profité de l’occasion pour prendre le pouls de chacun de ses 136 employés. 

Non seulement sur le déménagement, mais également sur l’ambiance, l’environnement et les conditions de travail ainsi que sur les salaires.

«Ce que nous voulons offrir à nos travailleurs, c’est un milieu de travail stimulant. Notre produit, c’est notre monde. Nous, on vend des services-conseils. Il faut traiter nos employés de façon exceptionnelle afin qu’ils offrent un service exceptionnel à nos clients», explique René Boivin.

Conciliation travail et vie personnelle

Le premier geste a été de faire passer à 15 $ le salaire horaire minimum au sein de la boîte. Une vingtaine d’employés administratifs ont ainsi pu bénéficier d’une bonification salariale.

L’entreprise assume maintenant 100 % du coût du tarif mensuel de transport en commun ou encore d’un espace de stationnement.

Novo SST a aussi ancré dans ses pratiques l’application de diverses mesures visant à faciliter la conciliation entre le travail et la vie professionnelle. «Certains de nos gestionnaires étaient moins permissifs que d’autres. Maintenant les choses sont claires pour tout le monde», affirme René Boivin.

«Nous avons peaufiné nos conditions de travail pour les ajuster aux besoins de nos employés», explique Marie-Éve Côté, la directrice du programme Entreprise en santé chez Novo SST.

Ainsi, tous les employés ont accès à un horaire flexible ou à la semaine de travail comprimée. «Notre seule exigence est qu’il y ait du personnel pour répondre aux clients entre 9h et 15h», indique le pdg. 

Actuellement, près d’une vingtaine de salariés profitent d’un horaire comprimé de 4,5 jours.

Les travailleurs ont aussi la possibilité d’engranger 35 heures par année pour répondre aux urgences de la vie courante. Ils sont une cinquantaine à en bénéficier pour le moment. «Nous comptons, dans nos rangs, plusieurs jeunes. Ils veulent du temps pour s’occuper de leur famille», explique Marie-Éve Côté.

L’entreprise a aussi identifié une soixantaine de postes permettant le travail à domicile.

À Québec, Novo SST a maintenant son siège social sur la rue Bouvier dans le quartier Lebourgneuf. La centaine de travailleurs s’affairait auparavant à Place de la Cité à Sainte-Foy. «Le stationnement à Place de la Cité commençait à coûter un bras aux employés. Dans Lebourgneuf, il ne coûte pas un sou. Pour ceux et celles qui doivent prendre l’autobus, nous payons leur laissez-passer», fait remarquer M. Boivin.

Les initiatives mises de l’avant par Novo SST pour faciliter la conciliation travail et vie personnelle de ses employés a attiré l’attention du Groupe entreprises en santé qui vient de lui décerner un prix lors d’un événement qui s’est tenu à la fin du mois dernier. 

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Les Novodollars

«Vous comprenez que je n’ai pas de surplus de poids. Ou pas beaucoup!»

René Boivin s’entraîne tous les jours.

«Notre mission, c’est de faire la promotion de la santé auprès de nos clients. Nous croyons que plus les employés sont en forme, plus ils sont performants. Ils grandissent professionnellement et personnellement.»

Généralement, les entreprises vont rembourser les frais d’inscription de leurs travailleurs à un gym.

Novo SST propose plutôt ses Novodollars!

À partir d’une application, l’employé inscrit chacune des actions réalisées visant à améliorer sa santé. Courir le midi. Manger une pomme. Prendre une pause méditation. 

Ça lui procure automatiquement des Novodollars. Il peut les accumuler pour s’acheter des espadrilles ou se payer une séance de massage. 

En 2016, un peu plus de 1700 $ ont été dépensés par les travailleurs grâce aux Novodollars. «En 2017, nous sommes déjà rendus à près de 2600 $», informe Marie-Ève Coté en signalant que 75 % des employés participent à cette initiative.

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