L'équipe de direction de Novatize. Dans l'ordre, Philippe Pâquet-De Varennes, directeur du marketing, François-Jérôme Gosselin, président et analyste d'affaires, et Pierre-Olivier Brassard, directeur des technologies.

Novatize, partenaire du commerce en ligne

Le Conseil québécois du commerce de détail (CQCD) ne cesse de le répéter à ses membres. «Il faut que vous preniez le virage du commerce en ligne. Ça presse!»
Avec le Centre facilitant la recherche et l'innovation dans les organisations (CEFRIO), le CQCD a reçu un mandat de la part du gouvernement du Québec pour aider les 3000 détaillants à vendre leurs produits et leurs services en ligne. 
Des dollars provenant de l'enveloppe de 200 millions $ du Plan d'action en économie numérique y seront consacrés.
La Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) en fait même une priorité d'investissement.
De passage à Québec en mai, le premier vice-président Québec de la CDPQ, Christian Dubé, affirmait que seulement 12 % des détaillants sont «équipés adéquatement» pour transiger avec leurs clients. «Ce n'est pas pour rien que les Amazon de ce monde prennent énormément de place. Nous devons trouver des façons pour relever le défi.»
Tout ce branle-bas de combat en faveur du commerce électronique ne passe pas inaperçu chez Novatize.
«Le Québec commence à se réveiller», pousse Pierre-Olivier Brassard.
Avec François-Jérôme Gosselin - un autre bachelier en administration des affaires, profil gestion des technologies d'affaires, de l'Université Laval - il a fondé Novatize en 2014.
«Les détaillants se rendent compte que s'ils ne réagissent pas, ils vont continuer de se faire gruger des parts de marché par les géants du cybercommerce. Rester les bras croisés n'est plus une option» affirme François-Jérome Gosselin. «Il y a aussi la jeune génération de commerçants qui poussent en faveur d'une transformation technologique. Ils sont des habitués des réseaux sociaux. Leur façon de consommer, c'est d'acheter en ligne.»
À son origine, la jeune pousse se spécialisait dans la conception de sites web. De fil en aiguille, le commerce électronique a occupé une place grandissante. Aujourd'hui, c'est le pain et le beurre de Novatize.
Pour le moment, 70 % de sa clientèle est composée de détaillants de la région de Québec. L'entreprise en a aussi trouvé quelques-uns en Californie, en Colombie-Britannique et en Nouvelle-Zélande.
Un beau site ne suffit pas
En deux mots, Novatize accompagne les détaillants dans leur aventure avec le commerce en ligne. Développement d'une plateforme électronique. Implantation de solutions technologiques. Mise au point de stratégies d'affaires adaptées au monde du numérique.
«Il ne suffit plus de bien paraître sur le web. Si ton client n'est pas capable de commander à partir de ton site ou si tu n'es pas capable de traiter sa commande, ton investissement correspondra à un coup d'épée dans l'eau», mentionne Pierre-Olivier Brassard.
«C'est comme si tu ouvrais le plus beau magasin de la planète en plein champ à l'autre bout du monde. Ça ne t'assure pas que les clients vont accourir. Une stratégie s'impose.»
Les jeunes entrepreneurs sont particulièrement fiers des succès remportés par deux de leurs clients, Ma Boutique scolaire et Coiffure à rabais. 
Dans le premier cas, le commerçant a accru ses ventes de 55 % en trois mois en mettant en place une plateforme permettant d'informatiser les listes des fournitures scolaires selon les niveaux et les écoles. «Pour les parents, il suffit maintenant de moins d'une minute pour faire l'achat en ligne du matériel scolaire de leur progéniture», explique Philippe Pâquet-De Varennes, le directeur du marketing de Novatize.
Avec Coiffure à rabais, de Victoriaville, toute la stratégie web a été repensée. Résultat: le chiffre d'affaires a bondi de 350 % en six mois.
En plus de concevoir des projets de commerce en ligne, Novatize développe des produits qui vont retenir l'attention des très gros joueurs du cybercommerce. La compagnie mise sur le logiciel StandOut qui permet à un commerçant de communiquer avec ses clients sur Facebook à partir d'un chatbox installé sur Messenger.
À Québec, Novatize compte actuellement sur neuf équipiers, principalement des développeurs et des stratèges en commerce électronique. «Nous voulons doubler nos effectifs d'ici la fin de l'année. En 2018, notre objectif sera d'avoir pignon sur à Montréal» indique François-Jérôme Gosselin.