Junex a obtenu un débit de production de 161 barils quotidiens pendant six jours lors d'essais sur son puits Galt no 4 horizontal, à une vingtaine de kilomètres à l'ouest de Gaspé.

Nouveaux tests de production de Junex à Galt

Junex recommencera dans les prochains jours ses tests de production au puits Galt n° 4 horizontal, près de Gaspé, plutôt que de le fermer pour trois mois, comme prévu. C'est que la remontée de la pression est plus rapide qu'espérée et Junex veut revérifier quel débit elle peut en tirer.
En janvier, Junex a pompé 161 barils par jour pendant six jours dans ce puits, situé à une vingtaine de kilomètres à l'ouest de Gaspé. La configuration des équipements de pompage ne permettait pas de dépasser ce débit, avait précisé Junex. 
La firme estimait pouvoir produire un débit supérieur, mais avait convenu de fermer le puits pendant trois mois pour mesurer la remontée de la pression. Or, cette hausse s'avère plus rapide que prévu et le niveau de pétrole est stable, explique Peter Dorrins, président de Junex. «Normalement, quand ça remonte plus vite, ça indique qu'on a une bonne qualité de réservoir et une bonne perméabilité [circulation du pétrole dans la roche].»
Forer d'autres puits
Junex connectera une génératrice plus puissante à sa pompe et mènera de nouveaux tests de production d'une durée d'un mois et demi. 
Le programme à long terme de Junex ne change pas sur sa propriété de Galt. La firme veut forer trois autres puits horizontaux et effectuer des levés sismiques avant d'éventuellement demander un bail d'exploitation au ministère de l'Énergie en 2016. 
Au comité Ensemble pour l'avenir durable du grand Gaspé, qui s'oppose aux travaux de Pétrolia à Haldimand à Gaspé, on juge ceux de Junex «plus rassurants». Les travaux sont menés «plus loin» des populations et Junex a obtenu un débit rentable sans avoir recours à l'injection de fluides sous pression dans le forage, explique la présidente du comité, Lise Chartrand. 
«On aimerait tout de même que des liens se fassent entre des organismes de bassins versants et Junex, pour être sûrs qu'il n'y a pas de risque de contamination de l'eau et voir les quantités d'eau qu'ils utilisent», ajoute Mme Chartrand.