Les installations de Cliffs Natural Resources à Pointe-Noire

Nouveaux délais pour Cliffs Natural Resources

Cliffs Natural Resources entrerait dans la dernière étape de la vente de sa mine du lac Bloom et des actifs stratégiques de la Pointe-Noire, convoités par Québec.
Malgré un autre délai accordé par la Cour supérieure jeudi, prolongeant les procédures jusqu'au
29 janvier 2016, c'est la première fois depuis le début de la restructuration légale, amorcée il y aura bientôt un an, que le géant américain «anticipe» que le nouveau sursis suffira à la conclusion de ses transactions. 
Dans la requête accueillie, on apprend que les entités de la société, sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers, négocient avec les soumissionnaires qualifiées, «l'achat définitif et le contrat de vente» des propriétés de la mine du lac Bloom près de Fermont et les installations de la Pointe-Noire à Sept-Îles. 
Intérêt de Québec
Investissement Québec, en partenariat avec le Port de Sept-Îles, a déjà confirmé avoir déposé une offre d'achat pour acquérir tous les actifs de Cliffs sur la Pointe-Noire, notamment une fameuse portion de voie ferrée qui donne accès au nouveau quai multiusager, pierre angulaire du déploiement du Plan Nord. 
Autre signe que la vente se définit de plus en plus, le «soumissionnaire en tête» pour l'achat des facilités d'expédition de Pointe-Noire, qui comprennent aussi une usine de bouletage et des installations d'entreposage, a accepté d'exclure de sa transaction le mazout lourd (bunker) contenu dans les réservoirs de la minière. 
C'est que la société aurait aussi trouvé preneur pour l'achat du fioul mis en réserve depuis l'arrêt des activités pour la somme de 2 millions $. L'acheteur, dont le nom n'est pas révélé, s'engagerait aussi à nettoyer les réservoirs selon les standards de la loi et prendrait la responsabilité en cas de déversement lors du transport. 
Cliffs n'aurait cependant reçu aucune offre pour l'achat de la mine Scully à Wabush au Labrador. En activité depuis 1965, le site minier a été mis en veilleuse en février 2014 pour être fermé définitivement neuf mois plus tard. La société tente pour l'heure de liquider les «équipements mobiles» des installations labradoriennes. 
Toutes les transactions négociées par la société et son contrôleur devront être approuvées par le tribunal. La fin des activités de la minière s'est traduite par la perte d'au moins 600 emplois.