Michel Bellavance s’est porté acquéreur de 100 % des parts de Nourcy au printemps 2017, après avoir été partenaire de l’entreprise pendant un peu plus de deux ans.

Nourcy doit 2,2 millions $ à ses créanciers

En difficultés financières et sous la protection de la Loi sur la faillite et l’insolvabilité, le Groupe Nourcy doit 2,2 millions $ à ses créanciers, avec qui il devra trouver des arrangements dans l’espoir de redresser sa situation.

Selon les avis d’intention de faire une proposition aux créanciers, rendus publics par le syndic de faillite Raymond Chabot, les dettes accumulées sont séparées dans trois entreprises distinctes formant le groupe appartenant à l’homme d’affaires Michel Bellavance. Chacune est enregistrée sous sa propre entité au Registre des entreprises du Québec. 

Ainsi, il faudra trouver des terrains d’entente avec plus de 130 créanciers pour une somme de 1,6 million $ chez Nourcy Comptoir et Traiteur. 

Parmi les créanciers prioritaires se trouvent la Caisse Desjardins de Charlesbourg (399 000 $) et le prêteur Capital Transit (98 000 $). Du côté des créanciers non garantis, l’entreprise doit notamment 37 000 $ à Revenu Québec en taxe de vente.

Autre fait saillant, à noter que Gestion Michel Bellavance, entreprise dont M. Bellavance est le premier actionnaire, figure parmi les créanciers pour un montant de 800 000 $, soit près de 50 % de la dette totale pour Nourcy Comptoir et Traiteur. 

La seconde entité, Services de Restauration Nourcy, a pour sa part une dette accumulée de 477 898 $ auprès d’une quarantaine de créanciers, dont 150 000 $ à la Caisse Desjardins de Charlesbourg et 45 000 $ à Coca-Cola.

Enfin la troisième entité, soit le restaurant Le Commissariat, a une dette plus négligeable de 86 000 $.

En vertu des trois avis d’intention de faire une proposition, le Groupe Nourcy a six mois pour s’entendre avec ses créanciers et se restructurer. 

Premiers signes

Les déboires financiers chez Nourcy ont été ébruités par l’entreprise elle-même, le 4 mai. Le Groupe Nourcy annonçait alors dans un communiqué qu’elle suspendait les activités de plusieurs de ses comptoirs, du service traiteur, ainsi que du camion de cuisine de rue. La semaine suivante, le 9 mai, la direction émettait une nouvelle missive confirmant qu’elle se plaçait à l’abri de ses créanciers en vertu de la Loi sur la faillite et l’insolvabilité. 

Dans la foulée de ces mauvaises nouvelles, l’Aéroport international Jean-Lesage, avec qui Nourcy avait un partenariat pour une offre alimentaire depuis décembre, a annoncé qu’elle mettait un terme à son entente avec l’entreprise de M. Bellavance. «Nourcy n’a pas rempli ses obligations contractuelles», expliquait la porte-parole de l’Aéroport, Laurianne Lapierre. 

Dans son communiqué du 9 mai, l’entreprise précisait que les activités au Village Vacances Valcartier se poursuivraient normalement malgré la période de restructuration. Quant au restaurant Le Commissariat, situé dans l’hôtel Marriott Courtyard de Québec, dans Lebourgneuf, «des discussions sont en cours avec les responsables de l’hôtel afin de s’assurer que les services seront offerts en continuité à la clientèle», expliquait-on.