Nemaska Lithium souhaite transformer, dans une usine électrochimique à Shawinigan, du minerai de spodumène extrait de la mine Whabouchi — à quelque 300 kilomètres au nord de Chibougamau — en sels de lithium à valeur ajoutée. Ces derniers seraient ensuite vendus à des fabricants de matériaux de cathodes destinés aux batteries rechargeables au lithium-ion.

Nemaska Lithium creuse sa perte au premier trimestre

MONTRÉAL — Alors qu’elle s’affaire toujours à compléter le montage financier de son projet de mine et d’usine de transformation de lithium, Nemaska Lithium a creusé sa perte au premier trimestre clos le 30 septembre.

Sa perte nette s’est établie à 61,45 millions $, ou 7 ¢ par action, un résultat que la société a essentiellement attribué à une charge de dépréciation de 53,9 millions $ liée à ses actifs. Elle n’a généré aucun revenu, a indiqué l’entreprise dans son rapport de gestion disponible en anglais seulement.

Au troisième trimestre de l’exercice précédent, la perte nette de Nemaska Lithium s’était chiffrée à 6,1 millions $, ou 0,7 ¢ par action.

Ces résultats ont été mal accueillis par les investisseurs, puisqu’à la Bourse de Toronto, le titre de la compagnie a temporairement touché un creux des 52 dernières semaines, à 15,5 ¢. En fin d’avant-midi, vendredi, l’action cotait à 16 ¢, en baisse de 8,6 %, ou 1,5 ¢.

Par voie de communiqué, le président et chef de la direction de Nemaska Lithium, Guy Bourassa, a indiqué que la société continuait de tabler sur une «structure de financement optimisée» afin de la soumettre au vote des actionnaires le plus rapidement possible.

Nemaska Lithium souhaite transformer, dans une usine électrochimique à Shawinigan, du minerai de spodumène extrait de la mine Whabouchi — à quelque 300 kilomètres au nord de Chibougamau — en sels de lithium à valeur ajoutée. Ces derniers seraient ensuite vendus à des fabricants de matériaux de cathodes destinés aux batteries rechargeables au lithium-ion.

La société a prolongé de la mi-octobre jusqu’au 31 décembre l’échéancier de ses négociations avec Pallinghurst, un groupe londonien, dans l’espoir de boucler un financement pouvant atteindre jusqu’à 600 millions $. Si les négociations aboutissent, Pallinghurst prendra le contrôle de la compagnie.

À l’heure actuelle, Québec est le plus important actionnaire de l’entreprise, ayant injecté 130 millions $ dans l’aventure en échange d’une participation d’environ 13 % par l’entremise d’Investissement Québec (IQ), son bras financier.

Initialement estimé à 1,1 milliard $ en 2018, le projet a été marqué par les dépassements de coût de l’ordre de 375 millions $, ce qui a forcé la compagnie à trouver plus d’argent, en plus d’interrompre la construction de son usine de Shawinigan.