L’acquisition du Groupe Jean Coutu a contribué à la progression de 15,7% des ventes de Metro.

Metro s'est fait un ami avec le Groupe Jean Coutu

L’épicier Metro a vu ses ventes progresser de plus de 15% au cours de son premier trimestre complet depuis l’acquisition de la chaîne de pharmacies du Groupe Jean Coutu.

«Le plan d’intégration de Jean Coutu est sur la bonne voie», a affirmé mercredi le chef de la direction, Eric La Flèche, lors d’une conférence téléphonique avec les analystes.

Le détaillant en alimentation a acquis les pharmacies en mai pour environ 4,5 milliards $.

L’acquisition a contribué à la progression de 15,7% des ventes de Metro, qui ont atteint 3,74 milliards $ au quatrième trimestre de 12 semaines clos le 29 septembre, par rapport au même trimestre l’an dernier, qui s’était étiré sur 13 semaines.

En excluant la contribution de Jean Coutu et de la semaine supplémentaire, les ventes ont augmenté de 2,5%. Les ventes dans les magasins ouverts depuis au moins un an ont augmenté de 2,1%, tandis que celles des pharmacies comparables ont progressé de 1,8%.

Les pharmacies Jean Coutu ont commencé à proposer certains des produits des marques privées Sélection et Irrésistibles de Metro, a indiqué M. La Flèche. Les épiceries Metro vont quant à elles bientôt stocker une partie de la ligne de soins personnels et de produits de beauté de marque privée de Jean Coutu, a-t-il ajouté.

«Je pense que nous avons un peu de temps devant nous pour réaliser le plein potentiel de cette combinaison», a fait valoir M. La Flèche.

L’entreprise effectue également des essais en vue d’offrir des aliments frais chez Jean Coutu et étudie la possibilité de vendre un jour des ensembles de repas dans ses pharmacies.

«Cela nous positionne mieux que jamais pour répondre aux besoins quotidiens de nos clients, en particulier ceux du Québec», a-t-il affirmé.

La société a engrangé un bénéfice de 145 millions $ au cours du plus récent trimestre, soit 56 cents par action. Cela se compare à un bénéfice de 154,9 millions $, soit 66 cents par action, au même trimestre l’an dernier.

Sur une base ajustée, Metro a gagné 161 millions $, soit 63 cents par action, contre 131,1 millions $, ou 56 cents par action, il y a un an.

Les analystes tablaient en moyenne sur un bénéfice de 63 cents par action, selon les prévisions recueillies par Thomson Reuters Eikon.

Pour l’exercice complet, le bénéfice net de la société a bondi pour atteindre 1,72 milliard $ à partir de revenus de 14,4 milliards $. 

Lors de l’exercice précédent, le profit s’était chiffré à 608,4 millions $ et le chiffre d’affaires, à 13,2 milliards $. Le bénéfice ajusté a augmenté de 10,5% à 605,9 millions $, ou 2,52 $ par action, comparativement à 548,2 millions $, ou 2,31 $ par action, un an plus tôt.

L’action de Metro a grimpé mercredi de 1,31 $, soit 3,06%, pour clôturer à 44,13 $ à la Bourse de Toronto.