Avant de se lancer dans l'aventure du mentorat, Melissa Bourque et François Picard ont dû passer par le service de SAGE-Mentorat d'affaires.

Mélissa Bourque, intimité d'affaires

Melissa Bourque et François Picard forment la dyade la plus dynamique de la ville de Québec. Pourtant, avant d'en arriver à cette symbiose presque totale, la mentorée et le mentor ont dû bâtir une relation de confiance sans faille.
«Il faut dévoiler des détails terriblement secrets. Donner ses chiffres, comment fonctionne l'entreprise. Mais en même temps, je dois le faire pour qu'il puisse vraiment m'aider», souligne la jeune femme d'affaires pétillante.
Sans grossir la réalité, Mme Bourque confirme qu'il «faut que ça devienne ton meilleur ami d'affaires. Il s'est développé une certaine intimité d'affaires».
Avant de se lancer dans l'aventure du mentorat, les deux ont dû passer par le service de SAGE-Mentorat d'affaires. La première, pour consolider son entreprise et le deuxième pour transmettre ses connaissances et son expérience du monde des affaires.
«En seulement cinq minutes d'entrevue chez SAGE, explique le mentor François Picard, ils savaient quel type de mentor j'étais et avec qui me jumeler. Ç'a été le match parfait. Il y a de l'expérience chez SAGE.»
Melissa Bourque est venue y chercher le plus de connaissances possible. «Je n'avais aucune notion, je ne savais rien de l'entrepreneuriat. Je n'avais ni la confiance en moi ni les outils. Il me manquait un soutien profond», confie la jeune femme.
Elle avait surtout le besoin de se faire challenger. C'est d'abord le CLD de La Jacques-Cartier, avec qui elle est en contact, qui lui a suggéré de se tourner vers le mentorat. Quand on considère que 73 % des entreprises mentorées ont franchi le cap des cinq années d'existence au Québec, le choix s'est fait de lui-même.
Un mentor formé
Le mentor n'arrive pas seulement avec son expérience, SAGE-Mentorat d'affaires offre beaucoup de formation. «On nous apprend comment bien écouter, bien conseiller, sans juger», dévoile François Picard.
Pour M. Picard, c'était beaucoup plus que de transmettre son sens des affaires. «On veut pousser la prochaine génération d'entrepreneur, je suis très conscientisé à ça et je trouve dommage qu'il n'y ait pas plus de gens d'affaires qui fassent du mentorat.»
La fondation de l'entrepreneurship soulève que près de 20 % des entrepreneurs de 55 ans et plus voulant fermer une entreprise donne comme motif de fermeture le manque de relève. De plus, 30 % de ceux qui veulent reprendre le flambeau ne posséderaient pas toutes les compétences pour faire vivre l'entreprise.
Recycell rachète des stocks de cellulaires aux entreprises. Mme Bourque les vérifie, les nettoie, les met en état de marche et les vend à travers le monde. Avec elle, aucun téléphone n'est jeté. «Je débarrasse l'entreprise de leur problème de stockage de cellulaire, souvent plus neuf qu'on peut le croire et je m'occupe de tout après.»
Elle ouvrira éventuellement son service aux particuliers qui désirent se départir de leur appareil, «mais pas pour l'instant», lance-t-elle en jetant un regard complice à son mentor.
Sur Internet : recycell.ca
Reconnaître les nuances
Mentoré : Le mentoré est celui qui est aidé.
Mentor : Avec son savoir-être, le mentor agit bénévolement auprès du mentoré et non de l'entreprise. Il écoute activement, questionne, encourage et motive.
Dyade : Une dyade est la relation entre le mentor et le mentoré. Chez SAGE-Mentorat d'affaires, elle est de 18 à 24 mois.
Consultant : Le consultant se distingue par son savoir-faire. Il est engagé par l'entreprise pour prendre des décisions et intervenir dans l'entreprise.
Coach : Le coach se situe à la frontière entre le mentor et le consultant. Selon un mandat rémunéré et dans un délai déterminé, il accompagne l'entrepreneur autant dans son savoir-faire que dans son savoir-être.