Le président et chef de la direction d'Uniprix, Philippe Duval et la présidente de McKesson Canada, Paula Keays

McKesson revient à la charge pour acheter Uniprix

Après une première tentative ratée en 2009, la compagnie pharmaceutique McKesson Canada est revenue à la charge pour conclure une entente avec le Groupe Uniprix afin de mettre la main sur les 330 pharmacies de la chaîne québécoise qui a vu le jour il y a 40 ans.
La transaction, dont la valeur n'a pas été dévoilée, a été annoncée mercredi aux pharmaciens-actionnaires d'Uniprix réunis en assemblée spéciale, à Drummondville.
Elle devra toutefois obtenir l'aval de ces derniers, lors d'un vote prévu le 16 mai, et du Bureau de la concurrence du Canada.
Déjà propriétaire de 275 pharmacies Proxim, cette acquisition permettrait à la montréalaise McKesson Canada, filiale du géant américain du même nom, d'exploiter un réseau qui compte plus d'établissements au Québec que les 382 du Groupe Jean Coutu (TSX:PJC.A).
«La réforme de la santé a accéléré notre réflexion et nous nous sommes demandé quelle était la meilleure option, dans le contexte réglementaire actuel, pour assurer la croissance de l'enseigne», a expliqué le président et chef de la direction d'Uniprix, Philippe Duval, à La Presse canadienne.
Celui-ci s'est gardé d'évoquer certains changements législatifs apportés par le gouvernement Couillard, mais la hausse des allocations professionnelles - les rabais offerts par les fabricants de médicaments génériques - versées aux pharmaciens-propriétaires, ainsi que le projet de loi 92 sur la ventilation du prix des médicaments, ont certainement dû peser dans la balance.
M. Duval affirme que le Groupe Uniprix, dont les ventes annuelles sont estimées à un peu plus de 1,6 milliard $, n'était pas dans une situation financière précaire.
Selon lui, il s'agit d'une «question de rentabilité à long terme», qui permettra à la chaîne québécoise de profiter de l'expertise de McKesson en matière de développement d'applications, par exemple. Les pharmacies de la chaîne continueront à être exploitées de façon indépendante.
Déjà distributeur des médicaments pour Uniprix, McKesson dit vouloir préserver l'indépendance de la chaîne québécoise.