La poursuite en raison de plaintes de harcèlement sexuel contre McDonald’s est organisée par Fight for 15 $, qui milite en faveur d’une hausse salariale pour les employés mal payés.

McDonald’s éclaboussée par des allégations de harcèlement sexuel

NEW YORK - Encouragés par le mouvement #moiaussi, deux groupes américains ont décidé d’unir leurs forces pour déposer des plaintes de harcèlement sexuel contre McDonald’s au nom de dix femmes qui ont travaillé pour le géant dans neuf villes.

Les plaignantes - dont une adolescente de 15 ans - affirment avoir été victimes de gestes et de propos déplacés, et parfois indécents, de la part de leurs superviseurs.

Les femmes auraient été ignorées ou ridiculisées, et dans certains cas punies, quand elles ont dénoncé la situation.

La poursuite est organisée par Fight for 15 $, qui milite en faveur d’une hausse salariale pour les employés mal payés. Les frais juridiques sont épongés par le TIMES UP Legal Defence Fund, qui a été mis sur pied en janvier par le National Women’s Law Center pour offrir les services d’avocats aux femmes qui n’en ont pas les moyens.

Les plaintes ont été déposées auprès de la Commission d’égalité d’accès à l’emploi des États-Unis, une agence fédérale.

Une porte-parole de McDonald’s a répliqué que la compagnie «prend très au sérieux les allégations de harcèlement sexuel» et qu’il n’y a «aucune place pour le harcèlement et la discrimination» en milieu de travail.

Fight for 15 $ a dit que les restaurants visés sont gérés par des franchisés et non par McDonald’s lui-même. La plainte mentionne toutefois aussi bien les franchisés que McDonald’s.

Ce n’est pas la première fois que des employées dénoncent le harcèlement sexuel dont elles seraient victimes chez McDonald’s, mais ce serait la première fois que les plaignantes sont représentées par des avocats.