Le spécialiste en design de centres de ski Paul Mathews analyse les possibilités du mont à Liguori, situé sur le territoire du Massif, à Petite-Rivière-Saint-François.

Massif de Charlevoix: mandat de grève de cinq jours

Les 106 syndiqués de la station de ski du Massif de Petite-Rivière-Saint-François ont refusé l'offre patronale à 90 % et se sont dotés, dans une égale proportion, d'un mandat de grève de cinq jours.
Vendredi, le Massif avait déposé une offre finale et globale au Syndicat des salariés du Massif de ­Petite-Rivière-Saint-François au terme d'une journée de négociations en présence d'une médiatrice.
Ann Gingras, présidente du conseil centrale de la CSN pour Québec-Chaudière-Appalaches, explique que l'assemblée générale syndicale de mardi soir a été émotive. «Il y a eu beaucoup de témoignages de gens qui ont exprimé leur passion pour la montagne. Nous sentions leur grand attachement pour cette station de ski et leur désarroi de voir ce que Daniel Gauthier en fait», relate Mme Gingras, ajoutant que les syndiqués sont indignés de l'attitude patronale. «Pour les syndiqués, il est inconcevable de revenir six ans en arrière. On sent de l'indignation.»
En plus de refuser l'offre patronale, les syndiqués ont voté dans une proportion de 90,6 % pour cinq jours de grève, fractionnables en heures et à utiliser au moment jugé opportun. «Pour les gens, la priorité est toujours de signer une nouvelle convention collective», affirme Mme Gingras.
Selon la CSN, l'offre patronale a peu changé depuis le début des négociations. Le contrat de travail proposé par le Massif est toujours de six ans et comprend une offre salariale de 9,5 % d'augmentation. Rappelons que les syndiqués CSN souhaitaient une convention collective plus courte que la précédente et la parité salariale avec les stations de ski du même gabarit.