Sylvain Guay, président du Syndicat des salariés du Massif de Petite-Rivière-Saint-François, n'interprète pas le vote partagé comme un manque de confiance envers l'éxécutif syndical.

Massif de Charlevoix: les syndiqués refusent de plier

Les syndiqués de la station de ski du Massif de Charlevoix ont refusé dans une proportion de 63 % la recommandation de la médiatrice, affirmant vouloir retourner à la table des négociations.
Ils étaient 89 des 230 syndiqués à être présents pour cette seconde assemblée générale en une semaine. Cette fois, les travailleurs avaient à se prononcer sur une recommandation de la médiatrice. La proposition à l'étude, également recommandée par le syndicat, prévoyait toujours une durée de convention collective de six ans ainsi que 11,5 % d'augmentation salariale. Il s'agit de 2 % de plus que l'offre patronale d'il y a une semaine. Une recommandation issue de la séance de négociations de vendredi dernier.
«Je savais que le vote serait partagé», affirme le président du Syndicat des salariés du Massif de Petite-Rivière-Saint-François, Sylvain Guay. Un résultat qu'il n'interprète pas comme un vote de non-confiance envers l'exécutif syndical, mais plutôt comme «une réflexion mûrie» des syndiqués. «Nous n'avons pas encore eu à débrayer. Les gens sont motivés. On pense qu'on peut étirer encore un peu l'élastique. Nous voulons retourner négocier.»
Éléments-clés
La présidente du conseil central de la CSN pour Québec-Chaudière-Appalaches, Ann Gingras, constate une fois de plus que «la convention collective de six ans et les petites augmentations salariales pour le début du contrat, ce sont les éléments qui ne passent pas».
Actuellement, «rien n'est exclu» du côté syndical, qui détient toujours un droit de grève de cinq jours voté la semaine dernière. Le Syndicat se donne quelques jours pour décider des prochains gestes à poser. La reprise des négociations est toutefois souhaitée.
Groupe Le Massif a brièvement réagi au refus syndical, se disant «déçu et surpris, d'autant plus que la partie syndicale recommandait d'accepter la proposition». Le Massif se donne le temps d'analyser la situation avant de réagir davantage.